Quelques jours après la rentrée scolaire, le directeur communal de l’éducation de Dixinn, Mamadi Konaté, dresse un bilan positif du démarrage des cours dans les établissements de sa commune. Il se félicite notamment de la mobilisation des élèves et des efforts consentis pour remettre en état certaines écoles qui avaient accueilli des sinistrés.

 

Selon Mamadi Konaté, la rentrée du 5 octobre s’est déroulée dans une atmosphère marquée par une forte mobilisation. Il affirme avoir constaté, avec les autorités éducatives et les journalistes présents sur le terrain, une motivation particulière chez les élèves. « Les enfants étaient beaucoup motivés et sont venus en tenue correctement et pressés pour être dans les salles de classe », a-t-il déclaré.

L’une des particularités de cette rentrée à Dixinn concerne également les établissements qui avaient temporairement servi à héberger des personnes sinistrées. Leur réouverture aux élèves constituait un défi pour les responsables de l’éducation.

Mamadi Konaté explique que des efforts ont été déployés pour permettre à ces établissements d’accueillir les élèves dans de meilleures conditions. « La peinture, les toilettes, tout a été rendu propre et cela nous a permis de recevoir les enfants », a-t-il souligné, saluant l’engagement des différents acteurs impliqués dans cette opération.

Pour le directeur communal de l’éducation, cette remise en état a été rendue possible grâce à la mobilisation des autorités, des responsables éducatifs et des différents acteurs intervenant dans les établissements concernés.

Au-delà du bilan de la rentrée, Mamadi Konaté a adressé un message aux élèves, aux enseignants et aux parents d’élèves. Il les invite à considérer le début de l’année scolaire comme le point de départ de la préparation des examens de fin d’année.

Il insiste particulièrement sur la numérisation du suivi scolaire, qui, selon lui, réduit considérablement les possibilités de falsification des résultats ou de modification des parcours scolaires.

« C’est maintenant qu’on prépare les examens de fin d’année », a-t-il rappelé, appelant les élèves à prendre leurs études au sérieux dès le début de l’année.

Le responsable de l’éducation affirme également que chaque élève dispose désormais d’un numéro matricule permettant de suivre son parcours scolaire. Une fois les notes enregistrées et remontées dans le système, leur modification ne serait plus possible selon les procédures mises en place.

Les établissements privés également suivis

Mamadi Konaté assure que cette réforme concerne l’ensemble du système éducatif guinéen, y compris les établissements privés.« Il n’y a pas deux écoles en Guinée, c’est l’école guinéenne », a-t-il déclaré, précisant que les établissements privés font également l’objet d’un suivi de la part des services de l’éducation.

Il rappelle par ailleurs que les opérations d’inscription et de transfert des élèves doivent désormais tenir compte de leur matricule. Même lorsqu’un élève change de préfecture ou de ville, les démarches administratives doivent permettre de garantir la continuité et la traçabilité de son parcours scolaire.

Interrogé sur la préparation des responsables d’établissements à ces nouvelles procédures, le directeur communal de l’éducation de Dixinn affirme que des formations ont été organisées.

Il indique que plusieurs directeurs d’écoles se sont notamment rendus au niveau des services chargés des examens et de la gestion du parcours scolaire afin de récupérer les matricules des élèves.

Pour Mamadi Konaté, la rentrée scolaire ne doit donc pas être considérée comme une simple reprise des cours. Elle constitue également le début d’un processus de suivi qui doit accompagner l’élève jusqu’aux examens de fin de cycle.

Le directeur communal appelle ainsi les parents, les enseignants et les élèves à faire preuve de responsabilité dès les premières semaines de cours afin d’éviter les difficultés en fin d’année.

Mariame Traoré