L’Union des Plasturgistes et Emballeurs de Guinée (UPM-GUI) se félicite de l’obtention d’un délai moratoire autour de l’interdiction des plastiques à usage unique. Dans une déclaration rendue publique à Conakry, l’organisation a exprimé sa reconnaissance aux autorités guinéennes tout en appelant les acteurs de la filière à mettre à profit cette période pour préparer la transition vers des solutions plus respectueuses de l’environnement.
Selon l’UPM-GUI, ce moratoire ne doit pas être considéré comme une fin en soi, mais comme une période de transition devant permettre aux industriels et aux autres acteurs concernés de s’adapter progressivement aux nouvelles exigences environnementales.
L’organisation a notamment salué l’engagement du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, ainsi que l’accompagnement du gouvernement, de l’Association des consommateurs de Guinée et de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée dans les discussions ayant abouti à cette décision.
Pour les plasturgistes et emballeurs, le délai accordé doit permettre d’accélérer le développement d’alternatives écoresponsables, d’investir dans des technologies propres et de mieux organiser les filières de collecte, de tri et de transformation des déchets plastiques.
L’organisation invite également les fournisseurs, importateurs et commerçants à écouler progressivement les stocks existants, tout en évitant de nouvelles commandes de produits plastiques qui ne seraient pas conformes aux futures exigences.
Elle appelle parallèlement les citoyens à adopter de nouveaux comportements, notamment le tri à la source et la réduction progressive du recours aux plastiques jetables.
« L’obtention de ce délai moratoire n’est pas une fin en soi », souligne l’organisation, qui estime que cette période doit servir à construire une véritable économie circulaire.
Cette évolution intervient alors que le ministère de l’Industrie et du Commerce a également conclu, le 5 octobre 2026, un accord avec les acteurs de la filière de l’eau conditionnée sur les prix applicables à l’échelle nationale.
La rencontre, coprésidée par le Directeur national de l’Industrie et le Directeur national du Commerce intérieur et de la Concurrence, a permis d’examiner la structure des coûts avant de fixer les prix de vente.
Pour les bouteilles de 33 à 35 cl, le paquet de douze est fixé à 20 000 francs guinéens à la sortie usine, 22 000 francs chez le grossiste et 25 000 francs au détail.
Le même barème s’applique aux bouteilles de 50 à 55 cl vendues par paquet de douze, ainsi qu’aux bouteilles de 1,5 litre par paquet de six.
Pour les bonbonnes de 19 litres, le prix est fixé à 15 000 francs à la sortie usine, 17 000 francs au niveau du grossiste et 20 000 francs au détail.
Une consigne de 50 000 francs guinéens est par ailleurs prévue pour chaque bonbonne de 19 litres. Cette somme, perçue une seule fois lors de la remise du contenant, doit être intégralement remboursée lors de sa restitution en bon état.
Le procès-verbal prévoit également plusieurs engagements pour les opérateurs de la filière. Les prix doivent être affichés aux différents niveaux de la chaîne de commercialisation et chaque vente doit être accompagnée d’une facture précisant le produit, son conditionnement et le prix appliqué.
Les opérateurs ne peuvent pas non plus conditionner la vente d’un produit à l’achat d’un autre ni refuser une vente aux prix convenus.
Le contrôle revient à la Direction nationale du Commerce intérieur et de la Concurrence, qui doit effectuer un relevé hebdomadaire des prix pratiqués et en rendre compte aux autorités concernées.
Les prix pourront toutefois être révisés d’un commun accord en cas de variation significative du coût des matières premières, du taux de change ou du régime fiscal et douanier applicable aux intrants.
Entre la gestion des déchets plastiques et la régulation du marché de l’eau conditionnée, les autorités et les acteurs des filières concernées sont désormais appelés à concilier impératifs économiques, protection de l’environnement et défense des consommateurs.
Pour l’UPM-GUI, le moratoire doit surtout être l’occasion de transformer les contraintes environnementales en opportunités, notamment à travers la création d’emplois verts et le développement d’une économie circulaire en Guinée.
Mariam Traoré




