À l’occasion du suivi de la rentrée scolaire 2026-2027, Sékou Kaba a appelé les responsables de l’éducation à renforcer les contrôles sur le terrain. Il les a invités à ne pas se contenter des rapports transmis par les chefs d’établissement, mais à vérifier directement les conditions d’apprentissage et de travail dans les écoles.

« Notre métier consiste également à vérifier, à ne pas se contenter de ce que les chefs d’établissement et les directeurs d’école nous disent », a-t-il déclaré.

Avant la reprise des cours, plusieurs établissements ont fait l’objet de visites destinées à évaluer leur niveau d’assainissement, la propreté des locaux et l’état des toilettes.

« Il faut aller toucher à la réalité, voir ce qui se passe dans les écoles, du point de vue pédagogique, du point de vue sanitaire et ainsi de suite », a expliqué Sékou Kaba. Selon lui, un cadre propre, sain et attrayant est indispensable pour garantir de bonnes conditions d’apprentissage.

Des enseignants mobilisés dès le 5 octobre

Sékou Kaba a également salué la présence des enseignants dans les établissements depuis le 5 octobre 2026.

D’après lui, les enseignants affectés au secondaire, tout comme les maîtres du primaire, ont répondu à l’appel du gouvernement. Les élèves présents ont ainsi pu suivre normalement les cours, de 8 heures à 14 heures.

Cette mobilisation, estime-t-il, doit être encouragée afin de consolider les acquis de l’année scolaire précédente.« Lorsque le travail est bien fait, c’est de notre devoir de dire merci à ceux qui ont fait du bon travail », a-t-il affirmé, en référence aux résultats obtenus au cours de l’année scolaire 2025-2026.

La reconnaissance, un levier de performance

Pour Sékou Kaba, la reconnaissance du travail accompli peut contribuer à motiver davantage les acteurs du système éducatif.

Il a remercié les enseignants ainsi que les encadreurs, qu’il considère comme des acteurs essentiels de l’accompagnement des élèves et du suivi du travail pédagogique.

« Ils font un travail colossal. Il faut leur dire merci parce que notre système éducatif repose sur eux », a-t-il insisté.

Il a toutefois invité l’ensemble des acteurs à maintenir leurs efforts afin d’améliorer les performances du système éducatif guinéen.

Plus de 200 enseignants formés à Matoto

Sékou Kaba a par ailleurs évoqué la formation organisée à Matoto au profit de plus de 200 enseignants issus d’établissements publics et privés.

Cette session, animée par des cadres et l’équipe dirigeante de l’ISSEC, a porté sur le rôle et les responsabilités des chefs d’établissement, ainsi que sur les méthodes de communication et de transmission des messages au sein des écoles.

Pour Sékou Kaba, la formation continue des responsables éducatifs est indispensable à l’amélioration des résultats scolaires.

« Si tu veux avoir un bon résultat, il faut accepter de former ceux qui te donnent ce résultat », a-t-il résumé.

Il a enfin salué l’initiative et remercié les responsables de l’ISSEC, notamment la professeure Djenabou, pour leur contribution au renforcement des capacités des acteurs de l’éducation dans la commune de Matoto.

Mariame Traoré