Le gouvernement guinéen assouplit temporairement l’interdiction des sachets plastiques utilisés pour le conditionnement de l’eau. Les producteurs bénéficient désormais d’un moratoire de six mois pour adapter leurs activités, alors que l’interdiction des autres emballages et objets en plastique à usage unique reste pleinement en vigueur.
Quelques semaines après l’entrée en application de la mesure d’interdiction des plastiques à usage unique, les autorités guinéennes viennent d’accorder un délai supplémentaire aux producteurs de sachets destinés au conditionnement de l’eau minérale et minéralisée.
Dans un communiqué publié ce mercredi 7 octobre 2026, le gouvernement annonce l’instauration d’un moratoire de six mois sur la production de ces sachets. Cette décision fait suite au recours gracieux introduit par les producteurs, qui avaient demandé davantage de temps pour réorganiser leurs unités de production et préparer leur transition vers des solutions alternatives.
La mesure intervient alors que l’interdiction de la fabrication, de l’importation, de la détention en vue de la commercialisation et de l’utilisation des emballages et objets en plastique à usage unique est entrée en vigueur le 21 septembre 2026.
Selon les autorités, les premières semaines de mise en œuvre ont déjà permis d’observer des changements dans les habitudes. Le gouvernement affirme notamment constater une adhésion des citoyens et une tendance à la réduction, voire à la disparition progressive, des plastiques à usage unique dans plusieurs espaces publics.
Le nouveau dispositif ne constitue toutefois pas une levée générale de l’interdiction. Le moratoire concerne uniquement les sachets plastiques utilisés pour le conditionnement de l’eau minérale et minéralisée.
Les autres emballages et objets en plastique à usage unique concernés par le décret restent donc interdits.
Pour justifier cette dérogation temporaire, les autorités mettent en avant plusieurs impératifs, notamment le bien-être des populations, la continuité de l’accès à l’eau potable et la maîtrise des prix des produits de première nécessité.
Les producteurs disposent ainsi de six mois pour adapter leurs équipements, investir dans de nouvelles solutions d’emballage et mettre en place des mécanismes permettant de récupérer et de valoriser les déchets plastiques issus de leurs activités.
Pendant cette période transitoire, le gouvernement prévoit également de soutenir l’émergence de solutions plus respectueuses de l’environnement.
Des mesures d’incitation doivent notamment accompagner la production et l’importation d’emballages biodégradables, de résine PET et de préformes.
Les opérateurs du secteur sont également appelés à profiter de ce délai pour renforcer les dispositifs de collecte et participer davantage à la transformation des déchets plastiques.
Le suivi de l’ensemble de ces mesures sera assuré par une commission interministérielle présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement.
À travers ce moratoire, les autorités cherchent donc à maintenir le cap sur la réduction des déchets plastiques tout en évitant une rupture dans l’approvisionnement en eau conditionnée et une éventuelle hausse des prix.
Pour les producteurs, le compte à rebours est désormais lancé : six mois pour adapter leurs activités et préparer la sortie progressive des sachets plastiques destinés à l’eau.
AAS




