Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, a annoncé ce mardi les modalités d’application de la mesure de grâce accordée par le président de la République à 217 personnes condamnées.
La décision, prise par décret en date du 2 octobre 2026, ne se limite pas à une remise de peine. Conformément au décret, les bénéficiaires devront accomplir un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion pendant 45 jours.
Cette disposition vise à faire de la grâce présidentielle un outil de responsabilisation et de réintégration sociale. Le stage devra notamment permettre aux personnes concernées de mieux connaître leurs droits et devoirs, de renforcer leur respect des institutions et de préparer leur retour à la vie familiale, sociale et professionnelle.
Pour encadrer cette mesure, les ministres chargés de la Justice et de la Défense nationale ont adopté, le 5 octobre 2026, un arrêté conjoint fixant les modalités d’organisation du stage.
Selon le ministère de la Justice, cette démarche poursuit une triple finalité : civique, éducative et sociale. Elle entend également contribuer à la prévention de la récidive et à la consolidation de la paix sociale.
À travers cette mesure, les autorités veulent ainsi associer clémence et responsabilisation, en offrant aux bénéficiaires une nouvelle perspective, tout en maintenant les exigences liées au respect de la loi, des droits d’autrui et de la sécurité publique.
La grâce présidentielle accordée aux 217 condamnés entre donc dans une logique de réinsertion, avec pour objectif de transformer cette mesure de clémence en véritable parcours de retour à la vie sociale.

AAS




