Initialement prévue à Conakry, la première édition des Jeux nationaux d’indépendance (JNI) prend une nouvelle orientation. La compétition sera désormais organisée en plusieurs étapes à travers les régions du pays, avant une grande finale nationale prévue à Conakry en 2027.
La nouvelle formule a été présentée à la presse à Conakry par la coordination des JNI, dix-sept jours après l’annonce initiale du projet. Cette réorganisation intervient à la suite de consultations avec plusieurs partenaires, institutions et acteurs de la jeunesse.
Selon Samuel Laho, coordinateur des Jeux nationaux d’indépendance, ces échanges ont permis de renforcer le projet et de lui donner une portée plus large.
« Nous avons eu beaucoup de retours de la part des partenaires, des collaborateurs et des institutions. Ils nous ont conseillé de revoir certains aspects, de compléter et de renforcer le projet afin que l’événement soit encore plus bénéfique pour la Guinée », a-t-il expliqué.
Une compétition désormais organisée dans les régions
Dans sa première configuration, les JNI devaient essentiellement réunir à Conakry des jeunes venus des différentes régions administratives du pays. Cette formule a finalement été revue au profit d’une organisation décentralisée.
Désormais, les compétitions commenceront dans les régions. Les participants seront sélectionnés à la base avant que les meilleurs représentants ne rejoignent Conakry pour la phase nationale.
« Les Jeux nationaux d’indépendance vont désormais se faire d’abord au niveau régional avant de remonter au niveau national », a précisé Samuel Laho.
Plusieurs localités sont concernées par cette nouvelle formule, notamment Kindia, Boké, Faranah, Labé, Mamou, Kankan, Siguiri, Beyla et Nzérékoré, en plus de Conakry.
Un calendrier étalé jusqu’en 2027
Conakry devrait donner le coup d’envoi de cette nouvelle formule en décembre 2026. Les autres étapes régionales sont annoncées entre janvier et juin 2027.
Cette phase permettra d’identifier les représentants appelés à défendre les couleurs de leurs régions lors de la finale nationale.
Les organisateurs veulent notamment mettre en valeur les capacités physiques, sportives et intellectuelles de la jeunesse guinéenne. Plusieurs disciplines sont envisagées, dont le football, ainsi que des épreuves sportives et liées aux performances scolaires.
Pour Samuel Laho, cette réorganisation ne constitue pas un abandon du projet initial, mais plutôt son élargissement.
« Le projet n’est pas annulé, il n’est pas mort et il n’est pas réduit. Au contraire, il se valorise. Il grandit en dimension, en durée et en sphère d’impact », a-t-il affirmé.
Jean-Baptiste Koumasadounou nommé commissaire général
Autre annonce faite lors de cette rencontre avec la presse : la nomination de Jean-Baptiste Koumasadounou au poste de commissaire général des Jeux nationaux d’indépendance.
Le nouveau responsable a accueilli cette nomination avec « joie et humilité » et s’est engagé à œuvrer à la réussite de l’initiative.
Il a également appelé la jeunesse guinéenne, les partenaires techniques et financiers ainsi que les différents acteurs concernés à accompagner le projet.
Au-delà de la compétition, le commissaire général souhaite inscrire les JNI dans la durée et en faire une initiative susceptible de produire des retombées au sein des communautés.
Le CNJ favorable à l’implication des régions
Le Conseil national des jeunes de Guinée (CNJ) a également réaffirmé son soutien à la nouvelle orientation du projet.
Selon son secrétaire général, les échanges avec la coordination ont notamment permis de souligner la nécessité d’associer davantage les régions à l’organisation.
Pour le CNJ, une compétition concentrée uniquement à Conakry ne permettrait pas de donner aux Jeux l’ancrage territorial recherché.
« Nous avons conseillé à la coordination que les Jeux nationaux d’indépendance connaissent un décalage et une réorganisation tactique, en commençant par le niveau des régions avant d’achever au niveau de Conakry », a-t-il indiqué.
Cette approche doit permettre aux jeunes de chaque région de participer directement au processus de sélection et de voir leurs représentants prendre part à la phase nationale.
Le ministère des Sports réaffirme son accompagnement
Présent à la conférence de presse, André Camara, représentant le ministère des Sports, a confirmé l’accompagnement institutionnel du département.
« Le ministère en charge des Sports est tenu d’accompagner techniquement et institutionnellement les activités des jeunes sur le plan national », a-t-il déclaré.
Il a salué l’initiative portée par les jeunes et leur volonté de mettre en place une activité à vocation nationale.
Une finale nationale attendue à Conakry en 2027
Avec cette nouvelle formule, les Jeux nationaux d’indépendance passent ainsi d’un événement essentiellement concentré dans la capitale à un processus de compétition couvrant plusieurs régions du pays.
La phase régionale constituera la première étape avant la grande finale nationale annoncée à Conakry en 2027.
Les détails concernant les disciplines définitives, les critères de participation, les modalités de sélection et le calendrier précis doivent encore être communiqués par la commission d’organisation.
À travers cette réorganisation, les promoteurs veulent installer les Jeux nationaux d’indépendance comme un rendez-vous régulier de la jeunesse guinéenne, autour du sport, de la découverte des talents et du renforcement de la cohésion entre les différentes régions du pays.
Mariame Traoré




