À quelques jours de la rencontre du Syli National de Guinée, prévue le 1er octobre au stade de 28 septembre, la question du prix des billets suscite des réactions au sein de l’opinion publique. Les tarifs annoncés, allant de 100 000 à 2 millions de francs guinéens, sont jugés élevés par certains supporters.

Interrogé sur les raisons ayant conduit à la fixation de ces prix, M. Kamara André, de la Direction nationale des sports et activités physiques, explique que cette décision s’inscrit dans le cadre de l’organisation de la compétition en collaboration avec la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération guinéenne de football.

Selon lui, l’organisation d’une telle rencontre nécessite d’importants investissements de la part de l’État, notamment dans les infrastructures sportives.

« L’État a mis beaucoup de moyens, des milliards, pour réaliser ces infrastructures. L’investissement dans le football en Guinée doit aussi permettre de valoriser et de pérenniser ces acquis », a-t-il expliqué.

Face aux critiques concernant le pouvoir d’achat des citoyens, le responsable estime que les supporters doivent également contribuer au développement du football national.

« Tous les Guinéens se mobilisent derrière le Syli National. Si on aime le Syli National, on doit aussi contribuer pour le Syli », a-t-il déclaré.

Sur une éventuelle baisse des prix à l’avenir, M. Kamara André ne semble pas envisager cette possibilité. Il estime plutôt que les tarifs pourraient évoluer à la hausse en fonction du contexte et des investissements réalisés dans le secteur.

Comparant la situation à celle d’autres pays africains, notamment la Côte d’Ivoire, il rappelle que les prix des billets peuvent également être élevés lors des grandes compétitions sportives.

Pour le responsable de la Direction nationale des sports et activités physiques, le football est aujourd’hui devenu une véritable activité économique. Il estime que le développement du sport nécessite des ressources financières importantes.

Cette position intervient alors que certains supporters s’interrogent sur l’accessibilité des rencontres du Syli National aux citoyens disposant de revenus modestes.

Mariame Traoré