À l’occasion du lancement officiel de la collecte des données du premier Recensement général des entreprises (RGE1), le ministre de l’Industrie et du Commerce a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner cette opération statistique nationale.

Pour le ministre, le RGE1 constitue une étape importante dans l’amélioration du système national d’information économique. Il doit permettre à la Guinée de disposer d’une connaissance plus précise, fiable et actualisée de son tissu entrepreneurial, afin de mieux orienter les politiques publiques.
Le département de l’Industrie et du Commerce entend notamment mettre à contribution ses différents outils, dont l’Atlas de l’Industrie qui offre déjà une cartographie du tissu industriel national.
Cette collaboration avec le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, à travers l’Institut national de la statistique, devrait permettre, selon le ministre, de croiser et de consolider les données existantes afin de construire progressivement un système national cohérent de connaissance des entreprises.

Un taux de mortalité des entreprises estimé à 75 %
L’un des principaux enjeux soulevés par le ministre concerne la pérennité des entreprises en Guinée.
Il a indiqué que le taux de mortalité des entreprises avoisine les 75 %, une situation qui, selon lui, nécessite de mieux identifier les facteurs qui empêchent les entreprises, notamment les PME, de se développer et de survivre dans la durée.
Le RGE1 devra ainsi permettre de recueillir des informations sur les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques dans l’exercice de leurs activités.
Parmi les contraintes évoquées figurent notamment l’accès au financement, la fiscalité, la logistique, les questions liées à la douane et au port, les délais administratifs, les agréments, le contrôle de qualité, le foncier industriel, l’accès aux marchés publics, le coût de l’énergie, la formalisation ou encore la multiplicité des contrôles
Pour le ministre, ces données seront essentielles pour orienter les réformes engagées par son département et mieux accompagner les entreprises.

Le secteur public également concerné

Le ministre a par ailleurs insisté sur le caractère général du recensement. Il a appelé les industriels, commerçants, PME, entrepreneurs et opérateurs économiques, qu’ils évoluent dans le secteur formel ou informel, à accueillir les agents recenseurs et à fournir des informations complètes et fiables.
Il a également rappelé que le RGE1 ne concerne pas uniquement les entreprises privées : les entreprises du secteur public sont également concernées par l’opération.
Les résultats attendus devraient notamment renseigner sur la répartition territoriale et sectorielle des entreprises, leur taille, leurs activités, leur capacité à créer des emplois et de la valeur ajoutée, ainsi que les contraintes qui limitent leur développement.

Un outil pour accompagner Simandou 2040

Le ministre inscrit cette opération dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie guinéenne portée par le programme Simandou 2040
Selon lui, une meilleure connaissance de l’appareil productif national doit permettre de mieux planifier, d’orienter plus efficacement les investissements et, à terme, d’accélérer la transformation économique du pays.
Il a ainsi réaffirmé la volonté de son département de travailler avec le ministère du Plan, l’Institut national de la statistique, les organisations professionnelles et les autres acteurs concernés pour assurer la réussite du premier Recensement général des entreprises.
Au-delà de la production de statistiques, le ministre souhaite faire du RGE1 un outil de planification, de souveraineté économique et de transformation structurelle au service du développement du tissu productif guinéen.

AAS