La Coordination des enseignants contractuels de la région de Conakry réagit aux récentes déclarations attribuées à un cadre du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A), selon lesquelles la capitale ne compterait qu’entre 150 et 200 enseignants contractuels.

Pour Mohamed Saoud SYLLA, coordinateur des enseignants contractuels de la zone speciale de conakry, ces chiffres ne reflètent pas la réalité sur le terrain.
« Nous pensons que ce cadre ne dispose pas des bonnes informations. Les enseignants contractuels de la région de Conakry se comptent par milliers », soutiennent-ils.
La coordination rappelle que depuis 2018, de nombreux enseignants contractuels continuent de servir dans les établissements scolaires guinéens, parfois pendant plusieurs années, sans bénéficier d’une rémunération régulière.
« De 2018 à 2026, chaque jour, des enseignants contractuels continuent de répondre présents dans les écoles pour assurer l’éducation des enfants guinéens, malgré les difficultés et sans percevoir de salaire », affirme la structure.
À l’heure où le gouvernement envisage le recrutement de nouveaux enseignants, les contractuels de Conakry demandent aux autorités de régler prioritairement leur situation.
« Avant tout nouveau recrutement, il est important de finaliser la situation des enseignants contractuels en général, et particulièrement celle des enseignants contractuels de la région de Conakry », plaident-ils.
La Coordination rappelle également avoir suivi l’évolution du dossier des enseignants contractuels en Guinée, évoquant notamment les différentes vagues de recrutement et les situations successives concernant plusieurs milliers d’enseignants.
Elle fait surtout référence au protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation guinéenne.
Selon la coordination, cet accord prévoit qu’après l’engagement des enseignants communaux non retenus, les autorités devront examiner la situation des enseignants contractuels de la région de Conakry. « Ce que nous demandons aujourd’hui au gouvernement, c’est tout simplement le respect du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 », insiste la Coordination des enseignants contractuels de Conakry.
Elle invite par ailleurs les responsables du secteur de l’éducation et toutes les personnes intéressées par cette question à se rapprocher de sa structure pour obtenir des informations fiables sur la situation des enseignants contractuels de Conakry.
La coordination assure être disponible « jour et nuit » pour fournir les informations nécessaires et rappelle que les intéressés peuvent également s’adresser au Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), sa structure d’affiliation, pour toute question relative à ce dossier.
AAS




