Il y a cinq ans, jour pour jour, la Guinée connaissait l’un des plus grands bouleversements politiques de son histoire récente. Le 5 septembre 2021, des militaires du Groupement des forces spéciales (GFS), sous la conduite du lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya, renversaient le président Alpha Condé, mettant fin à onze années de pouvoir.
Cette journée débute dans la confusion à Conakry, notamment dans la commune de Kaloum, où des tirs sont entendus aux abords du palais présidentiel. Dans une déclaration diffusée à la télévision nationale, les militaires annoncent la prise du pouvoir, la dissolution du gouvernement et des institutions ainsi que la suspension de la Constitution.
Le président Alpha Condé est capturé et placé sous la garde des militaires. À la tête du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), Mamadi Doumbouya justifie la prise du pouvoir par la nécessité, selon les putschistes, de mettre fin à la crise politique et de refonder l’État.
Le coup d’État provoque rapidement des réactions au niveau national et international. L’Union africaine et la CEDEAO condamnent la prise du pouvoir par les militaires et appellent au retour à l’ordre constitutionnel.
Cinq ans après, le 5 septembre reste une date particulièrement marquante dans la mémoire politique guinéenne. Elle symbolise la fin du régime d’Alpha Condé et le début d’une nouvelle période dirigée par les militaires, avec une transition politique dont les différentes étapes continuent de marquer la vie nationale.
De 2021 à 2026, la Guinée a ainsi traversé une période de profondes transformations institutionnelles et politiques, faisant du 5 septembre une date désormais incontournable dans l’histoire contemporaine du pays
Mariam Traoré




