Le bilan de l’éboulement survenu ce dimanche à la décharge de Dar-es-Salam s’alourdit. Vingt personnes ont désormais perdu la vie dans ce drame, alors que les opérations de déguerpissement et de sécurisation du site étaient annoncées par les autorités.

Le drame de Dar-es-Salam prend une tournure particulièrement tragique. Alors que les autorités avaient engagé des opérations pour libérer la zone occupée par des personnes vivant ou travaillant aux abords de la décharge, un éboulement a provoqué la mort de plusieurs personnes.
Selon le bilan communiqué après le drame, 20 morts sont désormais enregistrés. Un bilan qui pourrait encore évoluer au regard des opérations de recherche et de secours en cours.
Présent sur le terrain, le lieutenant-colonel Mamadou Bailo Baldé est revenu sur les démarches entreprises ces derniers mois pour sensibiliser les occupants du site et prévenir un tel drame.
« Ce n’est pas facile avec notre population », a-t-il déploré, évoquant les nombreuses actions de sensibilisation menées avec les autorités locales et le ministère de l’Assainissement.
Selon l’officier, plusieurs interventions avaient déjà été effectuées sur le site. Il affirme avoir passé près de six mois à travailler avec le ministre de l’Assainissement sur la question, avec notamment des opérations de dégagement des installations précaires communément appelées « pakas ».
« On a cherché à sensibiliser, on a dégagé tout ce qui était des pakas. On a dit aux gens : dans une semaine, nous allons faire la clôture », a-t-il expliqué.
Le lieutenant-colonel affirme également avoir associé le chef de quartier, le maire ainsi que les forces de sécurité aux différentes démarches engagées pour sécuriser les lieux.
Malgré ces efforts, l’éboulement de ce dimanche a fait de nombreuses victimes. Une situation que le responsable qualifie d’« incompréhensible » et surtout de profondément regrettable.
« Ce sont des Guinéens qui sont morts. On ne le souhaitait pas, mais on a prévenu », a-t-il déclaré, visiblement affecté par le drame.
Pour les autorités, cette tragédie relance la question de la sécurisation définitive de la décharge de Dar-es-Salam et de l’évacuation des personnes qui continuent de fréquenter les zones à risques.
Au-delà du bilan humain, désormais établi à 20 morts, le drame pose une nouvelle fois la question de la prévention, du respect des zones interdites et de la nécessité de trouver des solutions durables pour les populations qui dépendent de ces espaces pour leurs activités quotidiennes.
À Dar-es-Salam, les recherches et les opérations de secours se poursuivent, dans l’attente d’un bilan définitif.
AAS




