Convoquée par le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, à travers un décret portant ouverture d’une session extraordinaire, l’Assemblée nationale a tenu, ce lundi, une séance plénière à l’hémicycle du Palais du Peuple. Les travaux, présidés par le président de l’institution, Dr Dansa Kourouma, ont été consacrés à l’examen de plusieurs projets de loi stratégiques et d’un projet de loi d’habilitation.

Dans son discours d’ouverture, Dr Dansa Kourouma a invité les députés à mesurer la portée de leur mandat, estimant que cette session marque une étape importante dans la construction de la première législature de la Ve République. Il a rappelé que « les élus n’ont pas été choisis pour occuper des sièges, mais pour exercer une mission au service du peuple », avant d’insister sur les quatre principales responsabilités du député : légiférer, contrôler l’action du gouvernement, évaluer les politiques publiques et représenter l’ensemble de la Nation.

Le président de l’Assemblée nationale a également plaidé pour un Parlement fondé sur le dialogue, le professionnalisme et la responsabilité. Selon lui, chaque projet de loi doit faire l’objet d’un examen approfondi afin de garantir son efficacité et son impact sur les conditions de vie des citoyens.
Intervenant au nom du gouvernement, le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a rappelé que les députés, bien qu’élus dans des circonscriptions déterminées, représentent désormais toute la Nation. Il a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue, le consensus et l’intérêt supérieur de la République dans l’exercice du mandat parlementaire. Il a également souligné que les textes soumis à l’examen des élus revêtent une importance particulière pour le fonctionnement régulier des institutions et la poursuite des réformes engagées.
Présentant le rapport de la Commission des lois, de l’Administration générale, de la Justice et des Droits humains, le rapporteur a indiqué que les quatre conventions examinées répondent à des priorités stratégiques pour la Guinée, notamment la valorisation des ressources minières, le désenclavement routier, la diversification du mix énergétique et le renforcement de l’intégration électrique régionale.
Sous réserve de la prise en compte des observations formulées, la Commission a émis un avis favorable à la ratification de la Convention minière amendée et consolidée du projet de Boffa, de l’Accord de facilité relatif à la RN29 Faranah-Dabola, des accords de financement de la centrale solaire de Kamissaya ainsi que de l’accord de prêt additionnel et du protocole de don additionnel du projet d’interconnexion électrique Guinée-Mali.
À l’issue des débats, les deux projets de loi ordinaires inscrits à l’ordre du jour ont été adoptés à l’unanimité par les députés de l’Assemblée nationale, traduisant un large consensus autour de ces textes jugés essentiels pour le développement économique, énergétique et infrastructurel du pays.
Cette session extraordinaire s’inscrit dans la dynamique des réformes institutionnelles engagées par les autorités de la transition et témoigne de la volonté du Parlement d’accompagner les grands projets de développement tout en consolidant le cadre juridique nécessaire à leur mise en œuvre.
Mariame Traoré pour eclatinfogn.com




