Suite à l’effondrement d’un immeuble de 9 dalles à Démoudoula, notre rédaction a rencontrer un ingénieur pour situer les responsabilités. Souleymane Keïta estime que l’ingénieur ne peut être le seul responsable de l’effondrement d’u. immeuble. Par contre, il souligne le partage de responsabilités des acteurs qui y interviennent dans le processus de construction.

L’ingénieur Souleymane Keïta distingue le cas de l’effondrement de l’immeuble de Démoudoula des autres incidents similaires. Selon lui, l’ingénieur peut être responsable de l’effondrement dans le cas spécifique de Démoudoula

« Pour l’effondrement du cas de Démoudoula, naturellement l’ingénieur est responsable de plein droit. C’est lui la cause principale. C’est un cas un peu singulier », déclare-t-il.

En revanche, il estime toutefois que, dans la plupart des situations, la responsabilité est partagée entre l’ingénieur, le bureau de contrôle et autres.

« Dans un cas général, l’ingénieur n’est pas le seul responsable des dommages ou des effondrements causés. Devant le maître d’ouvrage, le constructeur est responsable de plein droit. L’ingénieur est un constructeur, l’architecte est un constructeur, le promoteur immobilier est un constructeur. Même les fournisseurs des matériaux participent à la chaîne de construction. L’ingénieur ne peut donc pas être le seul responsable », explique-t-il.

Souleymane Keïta rappelle que le rôle de l’ingénieur est de garantir la stabilité de l’ouvrage à travers les calculs techniques et les prescriptions des matériaux.

« Après les calculs, je définis les matériaux nécessaires. C’est ensuite au bureau de contrôle de vérifier que les matériaux utilisés sont conformes aux prescriptions de l’ingénieur. Dans un cas général, l’ingénieur n’est donc pas le seul responsable de l’effondrement d’un immeuble », souligne-t-il.
Par ailleurs, il note que les responsabilités doivent être hiérarchisées. « On peut catégoriser les responsabilités. Le premier responsable dans l’effondrement d’un immeuble, c’est le bureau de contrôle, puis l’ingénieur, et ainsi de suite », conclut-il.

Kalibonty Camara