Le Groupe de la Banque mondiale a présenté son nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) pour la Guinée, une stratégie qui mise sur le développement du secteur privé, le renforcement de la gouvernance économique et la création massive d’emplois afin d’accompagner la transformation économique du pays.

Dans ce dispositif, la Société financière internationale (IFC) entend jouer un rôle central en mobilisant les investissements privés dans plusieurs secteurs clés.

« L’engagement de l’IFC en Guinée se concentrera sur la mobilisation d’investissements privés dans des secteurs productifs tels que l’agro-industrie, la pêche, l’industrie manufacturière et l’énergie, tout en renforçant les champions locaux afin que le projet Simandou génère des emplois inclusifs », explique Nathalie Kouassi Akon, directrice de la division Afrique de l’Ouest d’IFC pour le Golfe de Guinée.

Selon elle, l’institution poursuivra également son appui au contenu local, à l’amélioration du climat des affaires et aux réformes des partenariats public-privé (PPP).

Le Cadre de partenariat repose sur quatre axes majeurs : le renforcement de la gouvernance économique, l’amélioration du capital humain, un meilleur accès à l’énergie et aux infrastructures de transport, ainsi qu’une plus forte implication du secteur privé dans la création d’emplois.

Parmi les premiers projets annoncés figure la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale, qui ambitionne de créer 66 000 emplois d’ici 2033, d’améliorer les revenus de 250 000 agriculteurs et ménages ruraux et de mobiliser 150 millions de dollars d’investissements privés.

Le Groupe de la Banque mondiale mise également sur le développement du capital humain à travers le programme SIRA, destiné à moderniser l’enseignement secondaire, renforcer la formation technique et professionnelle et faciliter l’insertion des jeunes dans des secteurs stratégiques comme l’agroalimentaire, l’énergie et le numérique. Près de 2,7 millions de jeunes Guinéens devraient en bénéficier.

Enfin, l’institution accompagnera la Guinée dans la préparation des retombées financières attendues du projet Simandou grâce à un programme de mobilisation des recettes intérieures et de réforme des finances publiques.

Le projet prévoit notamment de faire passer le ratio recettes fiscales/PIB de 12,1 % à 15 % d’ici 2031, grâce à des réformes visant à « moderniser l’administration des recettes, améliorer la gestion des dépenses publiques et renforcer la gestion de la dette ».

Avec cette nouvelle stratégie, le Groupe de la Banque mondiale entend accompagner la Guinée dans la consolidation de ses fondamentaux économiques, tout en favorisant une croissance plus inclusive portée par l’investissement privé et la création d’emplois.

Éclatinfogn.com