Le président de la République a signé un décret portant organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de la météorologie (ANM). Selon le texte, l’ANM est désormais un établissement public administratif à caractère scientifique, doté de la personnalité juridique ainsi que de l’autonomie financière et de gestion. Elle est placée sous la tutelle technique du ministère en charge de la Météorologie et sous la tutelle financière du ministère en charge des Finances. Son rang hiérarchique est équivalent à celui d’une direction de l’administration centrale, avec un siège établi à Conakry.

L’Agence est chargée d’observer, d’étudier le temps et le climat et de diffuser les informations météorologiques, climatologiques et astronomiques. À ce titre, elle devra notamment :

  • élaborer et mettre en œuvre la politique nationale en matière de météorologie, de climatologie et d’astronomie ;
  • réaliser des études et des recherches scientifiques ;
  • produire et diffuser des prévisions, avis et alertes météorologiques et climatiques ;
  • fournir des services météorologiques aux différents secteurs socio-économiques et environnementaux ;
  • assurer la qualité des données et la gestion des infrastructures météorologiques ;
  • installer, gérer et étalonner les équipements de mesure ;
  • développer des partenariats nationaux et internationaux ;
  • participer à la négociation des accords internationaux et assurer le suivi des engagements de la Guinée dans les domaines de la météorologie, du climat et de l’astronomie.

Pour accomplir ses missions, l’ANM est organisée autour de deux organes : un Conseil d’administration et une Direction générale.

Le Conseil d’administration constitue l’organe d’orientation et de décision de l’Agence. Il est notamment chargé d’approuver le budget, les programmes d’investissement, les comptes de l’exercice, les politiques de financement, les conventions importantes, les acquisitions immobilières, les tarifs des prestations ainsi que les modifications du règlement intérieur.

Le décret prévoit également que le Conseil d’administration peut déléguer une partie de ses attributions au directeur général, dans des conditions définies par écrit.

AAS