La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict ce mercredi 1er juillet 2026 dans le dossier impliquant Almamy Condé, fonctionnaire du Trésor public poursuivi pour des infractions à caractère économique et financier.

À l’issue des débats, la chambre de jugement l’a reconnu coupable de corruption d’agents publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux. En revanche, la prévention relative au détournement de deniers publics n’a pas été retenue dans la décision rendue.

Selon mediaguinée La juridiction spécialisée a prononcé à son encontre une peine de trois (3) ans d’emprisonnement assortie de sursis, ainsi qu’une amende de deux (2) milliards de francs guinéens.

En plus de cette condamnation, la CRIEF a ordonné qu’Almamy Condé verse à l’État guinéen la somme de dix (10) milliards de francs guinéens à titre de réparation financière.

La Cour a également décidé de maintenir les mesures conservatoires prises sur un patrimoine important attribué au condamné. Ces mesures concernent notamment des comptes bancaires, y compris ceux liés à une rizière implantée à Kouroussa, ainsi que ses comptes personnels.

Plusieurs biens immobiliers demeurent également sous saisie conservatoire, parmi lesquels un immeuble R+4 et un duplex à Kountia, un immeuble R+10 situé à Boulbinet Mosquée, dans la commune de Kaloum, un immeuble R+2 à Matoto et un autre de type R+7 à Kipé.

La décision judiciaire porte aussi sur deux stations-service UTS localisées respectivement à Khorira, dans la préfecture de Dubréka, et à Koumban, dans la région de Kankan. Une carrière de granite à Bawa, quatre véhicules, une ferme avicole installée à Toguiron (Dubréka) ainsi que plusieurs parcelles situées à Wonkifong, Kountia et Dubréka restent également concernées par ces mesures de conservation.

Placé sous mandat de dépôt et écroué à la maison centrale de Conakry depuis le 12 mai 2026, Almamy Condé avait été traduit devant la CRIEF à la suite d’une procédure ouverte pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption d’agents publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.

Selon les éléments du dossier, les poursuites ont été déclenchées après une dénonciation formulée par un membre de sa famille auprès du parquet spécial de la CRIEF, dirigé par le procureur Charles Wright.

AAS