À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Environnement, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, a lancé un appel fort à l’action climatique, tout en procédant à Nzérékoré au lancement du projet de renforcement de la restauration et de la conservation du corridor écologique du Mont Nimba-Bossou et du Parc national de Ziama.

Financée par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et mise en œuvre par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), cette initiative vise à préserver et restaurer, sur une période de cinq ans, l’un des plus importants ensembles écologiques de la Guinée. Le projet permettra de renforcer la connectivité entre les Monts Nimba, la forêt classée de Bossou et le Parc national de Ziama, des espaces reconnus pour leur richesse biologique exceptionnelle.
La cérémonie a également été marquée par une mise en terre symbolique de plants, illustrant l’engagement des autorités guinéennes en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable.
Placée sous le thème mondial « Les signaux sont clairs. La suite nous appartient. #MaintenantPourLeClimat », cette édition 2026 de la Journée mondiale de l’Environnement a été l’occasion pour la ministre de rappeler l’urgence de la lutte contre le changement climatique.
Dans son discours, Djami Diallo a souligné que la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, la montée du niveau des mers, les vagues de chaleur et la fonte accélérée des glaciers constituent des signaux alarmants qui imposent une action immédiate.
« Le temps de l’action est arrivé. Les signaux sont clairs. La suite nous appartient », a-t-elle déclaré, exhortant les États, les organisations et les citoyens à renforcer leurs efforts pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.
La ministre a rappelé les engagements de la Guinée dans la lutte contre les changements climatiques, notamment à travers la ratification de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, du Protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris.
Elle a également mis en avant plusieurs actions déjà engagées par le gouvernement, parmi lesquelles le développement de l’hydroélectricité, la promotion de l’énergie solaire et du biogaz, l’extension des aires protégées, l’interdiction des plastiques à usage unique ainsi que la mise en place d’un mécanisme innovant de tarification carbone dans le secteur minier.
Djami Diallo a par ailleurs rappelé que la Guinée a adopté, le 16 octobre 2025, sa troisième génération de Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0), qui fixe des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Selon elle, le pays ambitionne de réduire de 20 % ses émissions à l’horizon 2035 dans les secteurs de l’énergie, des mines et des déchets. Ce taux pourrait atteindre 49 % grâce au rôle essentiel des forêts guinéennes comme puits de carbone.
Pour la ministre, ces ambitions traduisent la volonté des autorités de concilier croissance économique, protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie des populations.
En conclusion, elle a lancé un appel à la solidarité internationale afin de mobiliser davantage de financements, de technologies et de ressources pour faire face aux défis climatiques mondiaux.
« Ensemble, nous devons protéger notre planète et préserver l’avenir des générations présentes et futures », a-t-elle insisté.
AAS




