La tension est montée d’un cran dans la préfecture de Beyla au lendemain des élections législatives et communales du 31 mai. Plusieurs localités de cette préfecture de la Guinée forestière ont été le théâtre de violences ayant visé des représentants de l’État, des magistrats ainsi que des agents des forces de sécurité.
Selon lerequisitoire224.com, au moins quatre sous-préfectures ont enregistré des incidents dans la journée du lundi 1er juin 2026. La situation la plus préoccupante a été signalée à Samana, une sous-préfecture située à près de 67 kilomètres du centre-ville de Beyla.
Dans cette localité, le magistrat Ousmane Sankhon, avocat général près la Cour d’appel de Conakry, s’est retrouvé au cœur des troubles. Il a pu être extrait de la zone à temps grâce à l’intervention des forces de sécurité. Le procureur près le tribunal de Macenta, Salim Diaby, aurait lui aussi échappé à une tentative d’agression alors que la situation devenait de plus en plus tendue.
Les affrontements ont fait plusieurs blessés, notamment parmi les éléments des forces de défense et de sécurité déployés pour maintenir l’ordre. Des dégâts matériels importants ont également été enregistrés dans certaines localités touchées par les violences.
Face à l’ampleur des troubles, plusieurs autorités administratives ont dû abandonner leurs positions et trouver refuge dans la brousse afin d’échapper à la colère de groupes hostiles. Elles ont par la suite été secourues par des unités de la gendarmerie venues renforcer le dispositif sécuritaire dans la zone.
D’après les dernières informations, les magistrats ainsi que les responsables administratifs ciblés lors de ces événements ont quitté Beyla sous escorte sécurisée en direction de N’Zérékoré. Les forces de défense et de sécurité ont déployé un important dispositif afin d’assurer leur protection et prévenir toute nouvelle escalade.
Ces incidents surviennent dans un contexte marqué par l’attente des résultats officiels du double scrutin. À ce stade, aucun bilan définitif n’a encore été communiqué par les autorités concernant le nombre exact de blessés ni l’étendue des dégâts matériels enregistrés.
AAS




