Dans la soirée du samedi au dimanche, deux jeunes ont échappé de justesse à une attaque à main armée qui aurait pu leur coûter la vie entre Sangarala et Balan, deux localités relevant de la préfecture de Kouroussa. Selon le conducteur de la moto, une balle l’aurait légèrement frôlé, tandis que son ami a été atteint par plus d’une dizaine de balles, rapporte notre correspondant basé dans la région.

La scène s’est produite entre Sangarala et Balan, non loin d’un tronçon enclavé obligeant les usagers à ralentir. Les deux jeunes circulaient à moto lorsqu’ils ont été pris pour cible par des individus armés surgis brusquement sur la route.
Dans son témoignage, Moussa Keïta, le conducteur de l’engin, revient sur les circonstances de cette attaque violente.
« J’ai quitté après la prière de 19 heures. Mon ami est venu me voir pour que je l’accompagne à Balan. J’ai accepté, mais en précisant qu’il s’agissait d’un aller-retour, car je devais me rendre ensuite sur mon chantier. Il m’a assuré qu’il s’agissait d’une affaire rapide », a-t-il expliqué.
Selon lui, le trajet s’est déroulé normalement jusqu’à leur arrivée au niveau d’un rond-point connu localement pour un gros pneu servant de repère.
« Nous avons pris la direction de Balan. À quelques mètres, il y a une zone enclavée où les conducteurs sont obligés de ralentir. C’est là que tout s’est passé. Dès que j’ai ralenti, j’ai aperçu deux individus armés devant nous. Pris de panique, j’ai fait demi-tour, mais ils ont immédiatement ouvert le feu », raconte-t-il.
Le conducteur s’en sort avec une blessure légère, mais son compagnon a été beaucoup plus gravement touché.
« La balle m’a seulement frôlé. Mon ami, lui, a reçu 16 balles. Quatre ont été extraites, mais il en reste encore 12 dans son corps », déplore la victime.
Cet acte n’est pas isolé, à en croire le témoignage de Moussa Keïta.
« Ce n’est pas la première fois que de tels faits se produisent à cet endroit. Les autorités doivent renforcer les dispositifs sécuritaires à l’approche de la fête de la Tabaski, période souvent marquée par une recrudescence des actes de banditisme », a-t-il lancé.
De Kankan, Koumba Solo Camara




