Dans la matinée du samedi 2 mai 2026, un puits d’exploitation artisanale s’est effondré sur le site minier de Kignénkoura, dans la sous-préfecture de Balandougouba, préfecture de Mandiana. Les bilans divergent entre témoins et autorités locales : un orpailleur présent évoque 9 morts et un survivant, tandis que le président du district fait état de 10 décès, dont deux corps non encore retrouvés au moment du bouclage, rapporte notre correspondant basé dans la région
Le drame s’est produit aux environs de 10 heures, lorsque le sol a brusquement cédé dans ce district aurifère situé dans la sous-préfecture de Balandougouba. Le puits concerné, appelé localement « Piti », servait à l’exploitation artisanale de l’or.
Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs travailleurs ont été ensevelis alors qu’ils s’activaient au lavage et au traitement du minerai. La majorité des victimes seraient des ressortissants burkinabè employés sur le site, notamment pour le transport du minerai à l’aide de tricycles vers les zones de lavage.
Joint sous couvert d’anonymat, un orpailleur témoin de la scène raconte. « C’est un lieu où travaillent les Mossis. Ils prennent le minerai avec des tricycles pour l’envoyer au lavage. On l’appelle ici “Piti”. C’est ce qui s’est effondré aujourd’hui vers 10 heures sur dix personnes », a-t-il déclaré.
Poursuivant, il affirme qu’un seul homme a survécu au drame.
« Nous avons retrouvé tous les corps, mais il n’y avait qu’un seul survivant parmi les dix. Les neuf autres ont péri. Il y avait un Guinéen, tous les autres sont des Burkinabè. De 10 heures jusqu’à 14 heures, nous étions en train de chercher les corps. C’est à 14h35 que nous avons retrouvé toutes les victimes. Les autorités étaient présentes, le PDS et la Croix-Rouge », a-t-il indiqué.
De son côté, le président du district de Kignénkoura, Famoro Keïta, avance un bilan différent. Selon lui, les dix personnes impliquées seraient toutes de nationalité burkinabè, mais seuls huit corps avaient été retrouvés au moment de sa déclaration.
« Selon les informations reçues, il s’agit de dix personnes, toutes des Burkinabè. Huit ont été retrouvées, les deux autres sont toujours en cours de recherche », a-t-il précisé.
Le responsable local indique également que des dispositions ont été prises pour l’inhumation des victimes.
« Au moment où je vous parle, une machine est en train de creuser les tombes dans un village environnant appelé Kognén, situé à environ cinq kilomètres. C’est là-bas que se trouve le doyen des Mossis »,a-t-il souligné.
Revenant sur les circonstances du drame, il précise que l’accès au site avait pourtant été interdit auparavant.
« La Croix-Rouge avait interdit l’accès au site, mais ce matin les gens y sont retournés, et c’est après que nous avons appris cette mauvaise nouvelle», a-t-il conclu
Les corps se trouvent actuellement à Kignénkoura, sous la prise en charge de la Croix-Rouge. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuelles victimes encore ensevelies. Un bilan officiel consolidé reste pour l’instant attendu.
De Kankan, koumba solo Camara




