La 20ᵉ édition du Festival national des arts et de la culture (FENAC) a livré son verdict dans une атмосphère de fierté nationale, consacrant une édition marquée par une première historique : son organisation en décembre 2025 à Koundara, dans la région du Badiar. Les résultats ont été proclamés au Centre culturel franco-guinéen, en présence du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla.


Pendant plusieurs jours, les huit régions administratives du pays se sont affrontées à travers des prestations en danses traditionnelles, musique, percussions, contes et théâtre. Une compétition placée sous le signe de l’authenticité, avec une exigence forte : préserver et valoriser les fondamentaux de la culture guinéenne, sans céder aux influences extérieures.
Dans son intervention, le ministre Moussa Moïse Sylla a inscrit cette édition dans une vision stratégique portée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Il a rappelé que la délocalisation du FENAC répond à une ambition claire : faire de la culture un levier central du développement national. « La culture a cessé d’être auxiliaire pour devenir centrale », a-t-il affirmé, tout en appelant à une vigilance accrue face aux risques d’érosion des traditions.
Au terme des délibérations, la région de Conakry s’est imposée en tête du classement général, remportant le plus grand nombre de distinctions toutes catégories confondues. Une consécration saluée par l’inspecteur régional de la Culture, qui a mis en avant l’engagement des artistes ainsi que l’accompagnement déterminant des autorités locales, notamment le rôle de la gouverneure de Conakry dans la mobilisation de la délégation.
Au-delà des résultats, cette édition marque un tournant dans l’approche culturelle nationale. En installant le FENAC au cœur du Badiar, les autorités affirment une volonté de décentralisation et de valorisation des richesses culturelles sur l’ensemble du territoire. Une dynamique qui consacre une culture guinéenne vivante, inclusive et pleinement intégrée aux enjeux de développement.
Sory Binta BAH




