Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, , a annoncé ce mardi le lancement imminent d’un chantier présenté comme structurant pour le système éducatif guinéen : l’élaboration de la Carte scolaire nationale.
Cette déclaration intervient en prélude à l’ouverture officielle des travaux, prévue ce mercredi 29 avril 2026. À travers cette initiative, le département entend se doter d’un outil de planification capable de corriger les disparités et d’orienter plus efficacement les investissements dans le secteur.
« Nous engageons aujourd’hui un chantier structurant pour l’avenir de notre pays : l’élaboration de la Carte Scolaire de la République de Guinée », a déclaré le ministre.

Présentée comme un levier stratégique, la Carte scolaire doit permettre une meilleure connaissance des besoins éducatifs sur l’ensemble du territoire. « La Carte Scolaire, c’est bien plus qu’un outil technique : c’est la boussole de notre politique éducative », a-t-il souligné. Avant de préciser : « savoir précisément où sont les besoins, planifier avec rigueur la construction des écoles, mieux répartir les enseignants et garantir une équité réelle sur l’ensemble du territoire national ».
Pour les autorités, l’enjeu est clair : réduire les déséquilibres et améliorer l’accès à une éducation de qualité. « Notre ambition est sans équivoque : mettre fin aux déséquilibres, optimiser chaque investissement et offrir à chaque enfant, sans exception, les conditions d’une éducation de qualité », a affirmé Alpha Bacar Barry.
Au-delà de l’outil technique, le ministre met en avant un changement de méthode dans la gestion du système éducatif. « Ce que nous lançons, ce n’est pas un simple projet. C’est une nouvelle manière de penser, d’organiser et de piloter l’école guinéenne », a-t-il insisté, ajoutant : « avec la Carte Scolaire, nous ne gérons plus l’éducation au jour le jour : nous la planifions, nous la structurons et nous la projetons vers l’excellence ».
Le lancement des travaux, prévu ce mercredi, marque ainsi le point de départ d’un processus que les autorités présentent comme déterminant pour une meilleure gouvernance du secteur éducatif en Guinée.
AOD




