À quelques semaines des élections législatives et communales, la Direction Générale des Élections (DGE) intensifie les préparatifs en misant sur le renforcement des capacités du corps judiciaire. Réunis à Kindia ce lundi 13 avril 2026, magistrats et greffiers des juridictions inférieures participent à un atelier stratégique visant à mieux maîtriser le contentieux électoral et à garantir des scrutins transparents, crédibles et apaisés
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du chef de cabinet du ministère de la Justice, du premier président de la Cour suprême, ainsi que des autorités administratives régionales et préfectorales. Cette forte mobilisation des acteurs institutionnels témoigne de l’importance accordée à cette initiative, qui vise à consolider l’État de droit et à garantir des élections transparentes et crédibles.
Cet atelier a pour objectif principal d’outiller les magistrats et greffiers, en renforçant leurs compétences en matière de gestion des procédures liées au contentieux électoral. Dans leurs différentes interventions, les responsables présents ont insisté sur le rôle crucial des juridictions dans le processus électoral. Ils ont souligné que la crédibilité des élections repose en grande partie sur la capacité des acteurs judiciaires à trancher les contentieux avec rigueur, indépendance et célérité.
Prenant la parole, la Directrice générale des Élections, Mme Camara Djenab Touré, a rappelé que cet atelier s’inscrit dans une dynamique globale de professionnalisation des acteurs impliqués dans l’organisation des élections en Guinée.
« C’est une première pour notre pays d’organiser des élections législatives couplées aux élections communales depuis l’indépendance et l’instauration du multipartisme. Ces élections interviennent dans un contexte marqué par une nouvelle Constitution, un président élu et un nouveau code électoral. Autant d’instruments qui doivent guider la conduite opérationnelle du processus électoral. Le rôle de la justice et des magistrats est plus qu’important, il est crucial pour la réussite de ces élections. »

Prévu sur trois jours, cet atelier permettra aux participants d’échanger sur les bonnes pratiques, d’analyser des cas concrets et de renforcer leur compréhension du cadre légal régissant les élections en République de Guinée.
Prenant également part à la rencontre, le chef de cabinet du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Billy Keïta, a rappelé l’importance de l’engagement collectif du corps judiciaire dans ce processus. « Nous franchissons ici une étape décisive, celle de la restitution, du partage et surtout de l’appropriation collective des acquis de cette formation. Former des formateurs n’a de sens que si les connaissances acquises sont effectivement diffusées. À l’approche des élections législatives et communales, la responsabilité du corps judiciaire est pleinement engagée. La justice électorale, au cœur du dispositif démocratique, doit inspirer confiance par sa compétence, sa crédibilité et son impartialité. »

Dans son discours d’ouverture, le premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a, quant à lui, rappelé les enjeux majeurs de ces échéances électorales. « L’organisation d’élections libres, transparentes et apaisées constitue l’un des piliers fondamentaux de toute démocratie. Elle conditionne la crédibilité des résultats proclamés, la confiance des citoyens dans les institutions et, en définitive, la stabilité sociale et politique de notre pays. Cet atelier vise à vous doter des outils juridiques, techniques et pratiques nécessaires pour faire face avec compétence et rigueur aux litiges électoraux. »
C’est sur ces mots que le premier président de la Cour suprême a officiellement déclaré ouverts les travaux de cet atelier de renforcement des capacités.

À travers cette initiative, la DGE et ses partenaires entendent contribuer à la tenue d’élections apaisées, transparentes et conformes aux normes démocratiques, tout en renforçant la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires du pays
Moussa Kollet depuis Kindia




