À la Fédération guinéenne de football (FGF), le dossier qui agite depuis plusieurs jours les milieux sportifs semble entrer dans une nouvelle phase. Après une période de silence largement commentée, la Commission d’éthique de l’instance fédérale a entamé ses travaux autour de l’enregistrement audio attribué au président Sory Doumbouya.
Selon des informations concordantes, les membres de la commission se sont réunis jeudi, 12 mars 2026 à Conakry pour examiner ce dossier devenu central dans l’actualité du football guinéen. Cette première séance de travail aurait été consacrée à l’étude du contenu de l’audio qui circule depuis plusieurs jours dans les cercles sportifs et sur les réseaux sociaux.
Une analyse du contenu de l’enregistrement
La réunion aurait permis aux commissaires d’examiner les éléments disponibles afin d’apprécier la portée des accusations évoquées dans cet enregistrement. Plusieurs observateurs évoquent des soupçons de manquements aux règles de gouvernance et de possibles situations de conflit d’intérêts, des faits qui relèvent précisément du champ d’intervention de la Commission d’éthique.
À ce stade, aucune décision officielle n’a été rendue publique. Toutefois, la procédure interne semble désormais enclenchée, ce qui marque une évolution après les nombreuses critiques formulées sur l’absence de réaction institutionnelle.
La commission, présidée par le magistrat Mohamed Diawara, doit poursuivre l’examen du dossier lors d’une nouvelle réunion prévue ce vendredi.
L’hypothèse d’une mesure conservatoire
Dans les discussions qui entourent cette affaire, certains acteurs du football guinéen évoquent la possibilité d’une suspension provisoire du président fédéral si des violations des textes venaient à être établies.
Dans un tel scénario, les statuts de la Fédération guinéenne de football prévoient que l’intérim puisse être assuré par le vice-président le plus âgé jusqu’à clarification de la situation ou décision définitive.
Une attente forte de transparence
Si l’ouverture de ces discussions constitue un premier signal, l’essentiel se jouera désormais dans la manière dont la Commission d’éthique mènera ses travaux. Dans un contexte de forte attention autour de la gouvernance du football guinéen, les clubs, les acteurs sportifs et les supporters attendent surtout des conclusions claires et motivées.
Pour beaucoup d’observateurs, l’enjeu dépasse la seule situation personnelle de Sory Doumbouya. Il s’agit aussi de savoir si les mécanismes de régulation prévus par les statuts de la Fédération guinéenne de football sont réellement capables de fonctionner de manière indépendante et transparente.
Les prochaines heures pourraient donc être décisives pour cette instance, appelée à démontrer que les règles éthiques qui encadrent le football guinéen ne restent pas théoriques.
Nous y reviendrons !
AOD




