Le dossier Aliou Bah connaît un nouveau dénouement. Le président du MoDeL bénéficie désormais d’une grâce présidentielle accordée par Mamadi Doumbouya, à l’occasion de la fête de l’Indépendance célébrée ce vendredi 2 octobre en Guinée.

Son nom figure dans la liste des 217 condamnés concernés par la mesure. La grâce entraîne une remise totale de la peine privative de liberté. Aliou Bah, détenu depuis janvier 2025, doit ainsi retrouver sa liberté à la faveur de cette décision présidentielle.

L’annonce intervient quelques heures après un autre développement majeur dans son dossier. La Cour de justice de la CEDEAO avait saisi la Cour suprême de Guinée pour s’enquérir des dispositions prises en vue de l’exécution de son arrêt du 25 juin 2026.

Cette démarche de la juridiction communautaire intervenait alors que son arrêt ordonnant la libération immédiate et sans condition du président du MoDeL n’avait pas encore été exécuté, selon les informations publiées ce vendredi par plusieurs médias guinéens.

La mesure de grâce vient donc modifier la situation de l’opposant, au moment où son dossier faisait l’objet d’un suivi au niveau de la juridiction communautaire.

Mamadou Aliou Bah avait été arrêté le 26 décembre 2024 à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone. Il avait ensuite été condamné à deux ans de prison pour offense et diffamation envers le chef de l’État. Sa condamnation avait été confirmée en appel en mai 2025.

En juin 2026, la Cour de justice de la CEDEAO avait jugé que la Guinée avait violé notamment les droits d’Aliou Bah à la liberté d’expression et à la liberté de circulation. Elle avait ordonné sa libération immédiate et sans condition et accordé un franc CFA symbolique au titre des dommages et intérêts.

Le 25 septembre, le greffier en chef de la Cour communautaire avait ensuite écrit au greffier en chef de la Cour suprême de Guinée pour demander des informations sur les mesures prises afin d’assurer l’exécution de cet arrêt. C’est dans ce contexte judiciaire que Mamadi Doumbouya a accordé, ce 2 octobre, la grâce présidentielle à Aliou Bah parmi 217 condamnés.

AOD