Le président du Bloc libéral, Dr Faya Millimono, a appelé les autorités guinéennes à faire toute la lumière sur plusieurs dossiers liés aux disparitions de personnes, à la découverte de corps non identifiés ainsi qu’aux différents drames ayant endeuillé le pays.

Dans une déclaration, le leader du Bloc libéral a insisté sur le droit des familles à connaître la vérité sur le sort de leurs proches disparus.

« Les familles des personnes disparues ont droit à la vérité. Le Bloc libéral demande aux autorités compétentes de poursuivre les investigations, d’identifier les victimes et d’établir les circonstances de cette disparition. Lorsque cela est possible, les dépouilles doivent être restituées aux familles dans le respect de la transparence. Car derrière chaque disparu, il y a une famille qui attend des réponses. »

Six corps non identifiés : le Bloc libéral demande une enquête transparente

Dr Faya Millimono s’est également prononcé sur la découverte, le 24 août dernier, de six corps non identifiés à Sabah-Couré, dans la sous-préfecture d’Alassoya, en préfecture de Faranah.

Tout en affirmant respecter la procédure judiciaire engagée, le président du Bloc libéral demande que les investigations permettent rapidement d’établir les faits.

« Nous respectons le déroulement de l’enquête judiciaire tout en demandant qu’elle soit menée avec diligence, indépendance, impartialité et transparence. La nation doit connaître l’identité des victimes, les causes de leurs décès et, le cas échéant, les responsabilités. »

Drame de N’Zérékoré : appel à faire toute la lumière

Dans son intervention, Dr Faya Millimono a également évoqué le drame survenu au stade de N’Zérékoré, le 1er décembre 2024, lors d’un match de football, qui avait fait plusieurs dizaines de morts.

Le président du Bloc libéral estime que les familles des victimes sont toujours en droit d’attendre des réponses et une véritable réparation.

« Nous n’oublions pas non plus les victimes du drame du stade de N’Zérékoré. Le 1er décembre 2024, un match de football s’est transformé en tragédie et a fait plusieurs dizaines de morts. Les familles attendent que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame et sur les responsabilités. »

Le Bloc libéral demande ainsi que la procédure judiciaire aille à son terme et que les conclusions des investigations soient rendues publiques.

« Le Bloc libéral demande que l’enquête aille à son terme, que ses conclusions soient rendues publiques et que la justice et la réparation soient rendues aux victimes et à leurs proches. »

Événements du 28 septembre : la question de l’indemnisation

Abordant également le dossier des événements du 28 septembre 2009, Dr Faya Millimono estime que la justice doit être suivie de mesures concrètes en faveur des victimes.

« La justice rendue aux victimes des événements du 28 septembre 2009 doit être prolongée par la réparation, après la décision rendue en première instance en juillet 2024. L’indemnisation des victimes doit être conduite avec célérité, équité et transparence. »

Sécurité routière : « Nos routes continuent de tuer »

Le président du Bloc libéral a enfin consacré une partie de son intervention à la sécurité routière. Il a notamment cité plusieurs accidents récemment enregistrés sur les routes guinéennes, qui ont une nouvelle fois endeuillé des familles. « Protéger la vie doit être une priorité permanente pour notre État. Nos routes continuent de tuer. Ces drames ne peuvent pas être considérés comme une fatalité. »

Pour Dr Faya Millimono, la sécurité routière doit désormais être considérée comme une véritable politique publique, avec des mesures concrètes. « La sécurité routière doit devenir une politique publique. Elle exige le contrôle technique des véhicules, la régulation des transports interurbains, la formation et la discipline des conducteurs, une signalisation adaptée, la sécurisation des axes dangereux, l’entretien des routes et des ouvrages, ainsi qu’une meilleure prise en charge des victimes. »

En conclusion, le président du Bloc libéral a rappelé que la protection des citoyens et de leurs biens constitue, selon lui, une responsabilité fondamentale de l’État. Il plaide notamment pour des forces de défense et de sécurité professionnelles, républicaines, bien formées et correctement équipées.

« Cette mission doit toujours s’exercer dans le respect de la loi et des droits fondamentaux. »

Mariame Traoré