Conakry, 10 septembre 2026 – À quelques semaines de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, prévue le 2 octobre prochain, la jeunesse s’apprête à occuper une place centrale dans les festivités nationales. Pour marquer cet anniversaire autrement, l’ONG Encore Possible, en partenariat avec le Conseil national des jeunes (CNJ), lance les Jeux nationaux de l’indépendance (JNI) 2026.

Du 20 au 30 septembre, le stade Petit Sory de Conakry accueillera cette première édition qui ambitionne de réunir des jeunes issus des dix régions administratives de la Guinée autour du sport, de la culture générale et de la valorisation des talents.

Sport, intelligence et patriotisme au programme

Présenté ce jeudi 10 septembre à Conakry lors d’une conférence de presse, le projet entend faire des festivités de l’indépendance un véritable espace d’expression pour la jeunesse guinéenne.

Six grandes catégories d’épreuves sont annoncées : force physique, vitesse, football et jonglerie, record de taille et « Choc des intellos », dans ses versions grand public et lycée.

Dans la catégorie force physique, les candidats devront notamment relever des défis particulièrement exigeants, parmi lesquels le port de trois sacs de riz pendant cinq minutes, la traction d’un véhicule 4×4 sur 20 mètres ou encore l’empilement de 21 sacs répartis en trois tas.

Les épreuves de vitesse comprendront, entre autres, le 100 mètres libre, le 100 mètres sur un pied et une course en navette sur 20 mètres.

Le football ne sera pas en reste avec des compétitions de jonglerie, des tirs de précision à travers des cerceaux suspendus ainsi que des démonstrations artistiques.

La dimension intellectuelle occupera également une place importante avec le « Choc des intellos », un concours de questions-réponses rapides mettant en compétition dix candidats à l’aide d’un système de poussoirs. Une version destinée aux lycéens est également prévue.

Dix régions, un même défi

L’une des particularités de cette première édition réside dans sa dimension nationale. Grâce au réseau de 410 bureaux du CNJ implantés dans les préfectures et sous-préfectures, une phase de présélection sera organisée à l’intérieur du pays afin d’identifier les meilleurs profils dans les différentes disciplines.

Les candidats retenus seront ensuite acheminés vers Conakry. L’organisation annonce la prise en charge de leur transport, hébergement et restauration.

Pour le coordinateur du projet, le pasteur Samuel Leno, les JNI ne se limitent pas à une compétition sportive. Ils constituent également une plateforme destinée à révéler des talents et à donner une nouvelle dimension à la participation de la jeunesse aux célébrations nationales.

Des récompenses, mais surtout un héritage pour les populations

Au-delà de la compétition, les organisateurs veulent inscrire les JNI dans une logique d’impact social. Les différentes disciplines permettront notamment de faire bénéficier les régions de projets de forages d’eau potable, afin que les festivités de l’indépendance laissent un héritage concret aux populations.

Les meilleurs candidats seront récompensés lors d’une cérémonie prévue le 3 octobre au Palais du Peuple de Conakry. Médailles, trophées et primes financières sont annoncés.

« Il y aura des prix en espèces pour les 1ᵉʳ, 2ᵉ et 3ᵉ de chaque catégorie, allant de 5 à 50 millions de GNF », a expliqué Samuel Leno. Les vainqueurs pourront également décrocher le titre d’Ambassadeur JNI 2026-2027, avec pour mission de contribuer à la promotion des projets en faveur de la jeunesse.

Un accompagnement annoncé par les autorités sportives

Présent à la rencontre au nom du ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, André Camara, représentant la Direction nationale des sports, a salué l’initiative et annoncé la disponibilité de son département à apporter un accompagnement technique et institutionnel.

À travers les JNI 2026, les organisateurs veulent ainsi transformer le 68ᵉ anniversaire de l’indépendance en une célébration où la jeunesse ne sera pas seulement spectatrice, mais actrice de la fête nationale.

Du sport à l’intelligence, en passant par la découverte des talents et les projets communautaires, cette première édition entend faire de la jeunesse guinéenne l’un des symboles forts des célébrations du 2 octobre.

Mariame Traoré