La saison des pluies met à rude épreuve le terrain de football de Lambanyi. Après chaque forte précipitation, d’importantes quantités d’eau stagnent sur l’aire de jeu, rendant les entraînements et les matchs particulièrement difficiles pour les équipes qui fréquentent cet espace sportif.

Selon Ibrahima Noba, administrateur du terrain de Lambanyi, le problème serait principalement lié à l’urbanisation anarchique et à l’obstruction du canal d’évacuation des eaux.

« Les causes sont simples, c’est l’habitation anarchique. […] Nous avons un canal d’évacuation, mais ce canal est bloqué. Quelqu’un a construit derrière le terrain et a réduit le canal d’évacuation pour avoir plus d’espace », explique-t-il.

L’administrateur affirme que des initiatives sont régulièrement prises pour tenter de maintenir le canal en état. Des joueurs et des entraîneurs sont notamment mobilisés pour procéder au nettoyage. Mais, selon lui, ces efforts restent insuffisants face aux constructions qui réduisent progressivement l’espace réservé à l’évacuation des eaux.

Cette situation inquiète particulièrement les responsables du terrain, qui redoutent ses conséquences sur les jeunes sportifs pendant toute la saison pluvieuse.

« Quand le terrain est impraticable, vraiment les jeunes vont rester à la maison. Les conséquences sont énormes parce que nous n’aurons pas la chance d’avoir l’effectif. Toutes les équipes qui sont là, personne ne peut s’entraîner avec l’effectif en manque », déplore Ibrahima Noba.

Du côté des entraîneurs, le constat est également préoccupant. Alpha Talibé Diallo, entraîneur, témoigne des difficultés rencontrées par les équipes lorsque les pluies deviennent importantes.

« C’est difficile à dire, on a beaucoup de difficultés à jouer. S’il pleut, l’eau stagne sur le terrain, on ne peut pas s’entraîner à chaque fois. Nous souffrons beaucoup pendant la saison des pluies », explique-t-il.

Selon lui, lorsque la pluviométrie est faible, les équipes peuvent encore s’entraîner, mais les fortes pluies les contraignent à chercher d’autres terrains dans les quartiers environnants pour poursuivre leurs activités.

Les responsables et entraîneurs indiquent avoir déjà saisi les autorités locales, notamment le chef de quartier, mais déplorent l’absence de solution durable jusqu’à présent.

Au-delà des difficultés sportives, cette situation pose donc la question de l’aménagement et de la gestion des ouvrages d’évacuation des eaux dans cette zone de Lambanyi. Pour les acteurs du football local, une intervention rapide des autorités compétentes apparaît nécessaire afin de rétablir le canal d’évacuation et permettre aux jeunes de continuer à pratiquer leur sport dans de meilleures conditions.

À Lambangni, les acteurs du football espèrent désormais une action concrète avant que les pluies ne rendent durablement le terrain impraticable.

Mariam Traoré pour eclatinfogn.com