Le coordinateur national du Parlement citoyen de l’engagement civique, Mohammed Romadane Diallo, appelle à une défense impartiale des droits humains en Guinée. Dans une déclaration rendue publique, il condamne les dénonciations sélectives des violations des droits fondamentaux, estimant que cette attitude fragilise la lutte contre l’impunité et compromet la quête de justice.

Le coordinateur national du Parlement citoyen de l’engagement civique, Mohammed Romadane Diallo, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « dénonciations sélectives » des violations des droits humains en Guinée. À travers une déclaration, il invite les citoyens, les organisations de défense des droits humains et l’ensemble des acteurs de la société à adopter une position cohérente face à toutes les formes d’atteintes aux libertés fondamentales.

Selon lui, il est regrettable que les réactions face aux violations des droits humains soient souvent dictées par des considérations politiques, communautaires ou personnelles. Il estime que certaines personnes ne s’indignent que lorsque les victimes sont issues de leur entourage ou de leur sensibilité, tout en gardant le silence lorsque les mêmes violations touchent d’autres citoyens.

Mohammed Romadane Diallo rappelle que les droits humains sont universels et ne sauraient être défendus de manière sélective. Il souligne que les violences basées sur le genre, les viols, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires, les actes de torture ainsi que toutes les autres formes de répression doivent être condamnés avec la même fermeté, quels que soient les auteurs présumés ou les victimes.

Pour le responsable du Parlement citoyen de l’engagement civique, la défense des droits humains exige de la constance, de la cohérence et du courage. Il estime qu’une condamnation partielle des injustices affaiblit la crédibilité des défenseurs des droits humains et contribue à entretenir un climat d’impunité.

Dans son message, il lance un appel à l’ensemble des Guinéens afin qu’ils prennent systématiquement position contre toutes les violations des droits fondamentaux, sans préférence ni discrimination. À ses yeux, défendre les droits humains revient avant tout à protéger la dignité de chaque personne et à promouvoir une société fondée sur la justice, l’égalité et le respect des libertés.

Mohammed Romadane Diallo conclut sa déclaration par un appel sans équivoque : « Halte aux dénonciations sélectives », estimant qu’une défense impartiale des droits humains constitue un préalable indispensable à la construction d’une Guinée plus juste et plus respectueuse de la dignité humaine.

AAS