Le ministère des Transports a procédé au lancement officiel de la première vague du pilier 3 du programme Simandou 2040, consacré aux infrastructures de transport. Une étape symbolique qui marque l’accélération de plusieurs projets déjà en cours de réalisation, destinés à moderniser les réseaux aériens, routiers, ferroviaires et portuaires, afin de renforcer la mobilité, la compétitivité économique et l’intégration territoriale de la Guinée.

Le gouvernement guinéen poursuit le déploiement du programme Simandou 2040. Ce week-end, le ministère des Transports a officiellement lancé la première vague du pilier 3, dédié aux infrastructures de transport et technologiques. La cérémonie, présidée par le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que de hauts responsables de l’administration publique.

À travers cette initiative, le département entend faire des infrastructures de transport un véritable moteur de croissance, de compétitivité et d’intégration nationale, conformément à la vision portée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, dans le cadre du programme Simandou 2040.

Dans son allocution, le ministre Ousmane Gaoual Diallo a rappelé que ce lancement revêt avant tout un caractère symbolique, puisque la majorité des projets inscrits dans cette première vague sont déjà en phase d’exécution, certains affichant un niveau d’avancement significatif. « Il s’agit ici d’un lancement symbolique, dans la mesure où la plupart des projets inscrits dans cette première vague sont déjà en cours de réalisation », a-t-il déclaré, avant de souligner que cette étape traduit la volonté du gouvernement de bâtir « une Guinée moderne, connectée, compétitive et pleinement intégrée aux grands corridors économiques régionaux et internationaux ».

Le ministre a insisté sur le rôle stratégique des transports dans le développement du pays. Selon lui, aucune croissance durable ne peut être envisagée sans des infrastructures performantes capables de soutenir la mobilité des personnes et des biens, de fluidifier les échanges commerciaux et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Parmi les principaux projets présentés figure la modernisation de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré. La première phase des travaux est achevée, tandis que la seconde devrait être lancée dans les prochains mois afin de porter la capacité d’accueil de la plateforme à quatre millions de passagers.

Le département a également fait le point sur les aéroports régionaux. Les travaux des plateformes de Kankan et de Labé affichent un taux d’exécution d’environ 65 %, tandis que celui de Beyla est réalisé à près de 80 %. Les études des futurs aéroports de Faranah et de N’Zérékoré sont finalisées et leur réalisation devrait bientôt démarrer. Les projets de Dabola et de Kindia sont également en cours d’études.

Le ministre s’est aussi réjoui du dynamisme retrouvé du transport aérien, marqué par l’augmentation des dessertes de plusieurs compagnies internationales, l’ouverture de nouvelles lignes, ainsi que la création prochaine d’une compagnie privée guinéenne, United Aviation Services, appelée à desservir l’intérieur du pays et la sous-région dès 2027.

Concernant la mobilité urbaine, Ousmane Gaoual Diallo a annoncé la mise en circulation de cinq autobus destinés aux dessertes interurbaines, auxquels viendront s’ajouter cinquante autres bus dont le financement est déjà acquis. Un partenariat avec le secteur privé prévoit également l’acquisition de 200 bus supplémentaires afin d’améliorer les déplacements dans le Grand Conakry.

Le ministère a parallèlement présenté un mécanisme de facilitation permettant aux chauffeurs, aux groupements d’intérêt économique (GIE) et aux opérateurs de transport d’acquérir des taxis neufs grâce à un système de financement échelonné sur 24 ou 36 mois, avec un accompagnement financier de l’État destiné à rendre ces véhicules plus accessibles.

Le secteur maritime et portuaire figure également parmi les priorités de cette première vague. Le ministre a annoncé que le port sec de Kagbelen sera livré en octobre 2026. Cette infrastructure doit contribuer à décongestionner le Port autonome de Conakry et améliorer la fluidité des opérations logistiques. Des réflexions sont également engagées pour développer de nouveaux corridors de transport vers Moribaya ainsi qu’un futur port à Dubréka afin d’accélérer l’évacuation des marchandises.

Le Port autonome de Conakry poursuit également son programme de modernisation et d’extension, tandis que le développement du cabotage national et sous-régional se renforce grâce à l’acquisition de nouveaux navires reliant déjà Conakry à plusieurs destinations.

Représentant le Premier ministre à cette cérémonie, le conseiller chargé des transports à la Primature, Bangaly Mathie, a salué les avancées enregistrées dans le cadre du pilier 3 du programme Simandou 2040. Il a rappelé que cette vision nationale place les infrastructures de transport au cœur de la transformation économique du pays.

« Le secteur des transports y occupe une place centrale. Il relie les territoires, soutient les économies et renforce la cohésion nationale », a-t-il déclaré, invitant les ministères des Transports et des Infrastructures à poursuivre leur collaboration afin d’assurer la réussite des projets engagés. Au terme de son intervention, Bangaly Mathie a procédé, au nom du Premier ministre, au lancement officiel de la première vague du pilier 3 du programme Simandou 2040 consacré au secteur des transports.

À travers cette première vague, le gouvernement entend doter la Guinée d’un système de transport multimodal moderne, intégré, sûr et performant. Les investissements engagés devraient renforcer la connectivité du pays, améliorer la mobilité des populations, soutenir la croissance économique, attirer davantage d’investissements privés et créer des emplois durables, en cohérence avec les ambitions du programme Simandou 2040.

 

AAS