La République de Guinée enregistre une nouvelle avancée dans le financement de ses priorités de développement. Deux importants concours financiers, d’un montant global de 150 millions de dollars américains, viennent d’être approuvés par le Fonds saoudien pour le développement (SFD) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).

Ces nouveaux engagements visent à soutenir deux secteurs stratégiques : le développement rural et l’enseignement supérieur, en cohérence avec les ambitions nationales de transformation économique et sociale.
Le premier financement, d’un montant de 50 millions de dollars américains, a été validé par le Conseil d’administration du Fonds saoudien pour le développement. Il servira à la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de développement rural intégré pour la relance de l’horticulture et des forages (PDRI-RHFG II).
Ce programme touchera directement 26 préfectures réparties dans les quatre régions naturelles du pays. Il prévoit notamment l’aménagement de 2 500 hectares de terres agricoles, la réalisation de 1 000 kilomètres de pistes rurales, la construction de 1 000 forages, l’installation de 50 mini-réseaux d’eau potable ainsi que l’édification de quatre ponts destinés à améliorer l’accès aux zones rurales et à faciliter les activités économiques.
Dans le secteur de l’éducation, la BADEA a, pour sa part, approuvé un financement concessionnel de 100 millions de dollars américains destiné à l’extension de l’Université Julius Nyerere de Kankan.
Ce projet permettra de porter la capacité d’accueil de l’établissement de 5 113 à 10 000 étudiants. Il prévoit également la modernisation des infrastructures universitaires, le renforcement des capacités de recherche scientifique ainsi qu’une amélioration significative des conditions d’apprentissage des étudiants et de travail du personnel enseignant.
À travers cet investissement, les autorités entendent renforcer la formation des ressources humaines qualifiées afin de répondre aux besoins du Programme Simandou 2040, qui place le développement du capital humain parmi ses principaux leviers.
L’approbation de ces deux financements traduit le maintien de la confiance des partenaires techniques et financiers envers la Guinée et son programme de développement. Elle illustre également la volonté des institutions partenaires d’accompagner les réformes engagées dans des secteurs jugés essentiels à la croissance du pays.
Au-delà des montants mobilisés, ces investissements devraient contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, en favorisant un meilleur accès aux infrastructures rurales, à l’eau potable, à une agriculture plus productive ainsi qu’à un enseignement supérieur de meilleure qualité.
Avec ces nouveaux appuis, la Guinée poursuit la mise en œuvre de ses priorités de développement, en misant sur des investissements structurants pour soutenir la transformation économique et sociale du pays à l’horizon Simandou 2040.
AAS




