La Guinée entend jouer un rôle moteur dans la lutte contre les risques climatiques sur le continent. Présidant la première réunion du Bureau de la 16ᵉ Conférence des Parties de l’African Risk Capacity (ARC), le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, a lancé un appel fort en faveur d’un changement d’approche face aux catastrophes naturelles.

Réunis à Conakry, les représentants des États membres, de l’Union africaine, de la Banque africaine de développement, du Groupe ARC et des institutions partenaires ont échangé sur les stratégies permettant de renforcer la prévention et la gestion des risques climatiques en Afrique.

Dans son intervention, le ministre a invité les pays africains à faire évoluer leurs politiques publiques afin de mieux anticiper les sécheresses, les inondations, les crises alimentaires et les autres effets du changement climatique.

« La résilience doit devenir une politique publique. L’anticipation doit remplacer la réaction. La solidarité africaine doit devenir notre première assurance collective », a déclaré Ismaël NABÉ.

Le ministre a également plaidé pour le renforcement de la gouvernance de l’ARC, la consolidation de ses capacités financières ainsi qu’une coopération accrue entre les États membres afin de bâtir une réponse africaine plus efficace face aux défis climatiques.

À travers cette première réunion placée sous sa présidence, la Guinée confirme sa volonté de contribuer au renforcement de l’African Risk Capacity comme l’un des principaux instruments africains de prévention, de financement et de gestion des risques de catastrophes.

Sory Binta BAH