Dans une déclaration adressée aux citoyens guinéens, l’honorable Mohamed Lamine Kaba, député de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), s’est vivement opposé aux propositions visant à organiser les institutions républicaines selon les quatre régions naturelles du pays. Il estime qu’une telle approche favoriserait le régionalisme et l’ethnocentrisme, au détriment de l’unité nationale et du principe de mérite.

Dans son discours, Mohamed Lamine Kaba affirme que la République de Guinée est « une et indivisible » et rappelle que son organisation administrative repose sur huit régions, et non sur les quatre régions naturelles. Selon lui, vouloir fonder la répartition des responsabilités institutionnelles sur ce découpage géographique constitue une « imposture intellectuelle » susceptible de fragiliser les fondements de la République.

Le député considère que les défenseurs de cette thèse encouragent l’institutionnalisation du régionalisme et de l’ethnocentrisme. Il estime que ces approches s’éloignent des idéaux nationalistes, progressistes et panafricanistes qui ont marqué l’histoire politique du pays.

Pour appuyer son argumentaire, Mohamed Lamine Kaba évoque le régime du général Lansana Conté, période durant laquelle le président de la République, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale ont, à certains moments, été issus de la même région naturelle. Selon lui, cette situation n’avait pas provoqué de crise nationale ni remis en cause la cohésion entre les Guinéens.

L’élu soutient que les véritables préoccupations des citoyens portent davantage sur la paix, la justice, le développement et l’amélioration des conditions de vie que sur une répartition régionale des postes de responsabilité. Il qualifie ainsi le débat sur le « partage des pouvoirs entre les quatre régions » de revendication portée par certaines élites plutôt que par la population.

Mohamed Lamine Kaba appelle enfin à privilégier une gouvernance fondée sur la compétence, l’expertise et l’intégrité morale. Il affirme que cette vision correspond à l’orientation défendue par les autorités de la transition sous la conduite du général Mamadi Doumbouya.

Concluant son intervention, le député a réaffirmé son opposition à « l’institutionnalisation du régionalisme et de l’ethnocentrisme » et lancé un appel en faveur de la méritocratie, de l’égalité des chances et du renforcement de l’esprit républicain et patriotique.

Moussa Kollet Camara