Le gouvernement guinéen veut redonner toute sa crédibilité au système d’évaluation scolaire. Ce mercredi, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a lancé l’atelier préparatoire des examens nationaux session 2026, réunissant 135 acteurs du système éducatif venus des différentes régions et préfectures du pays.
Cette rencontre stratégique marque le début d’une nouvelle phase de réflexion autour de l’organisation et de la modernisation des examens nationaux en Guinée. À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer la transparence, l’équité et la fiabilité du système d’évaluation.
Dans son intervention, le ministre a tenu un discours ferme sur la nécessité de restaurer les valeurs de mérite et de responsabilité dans le milieu scolaire.
« Les examens doivent redevenir un véritable instrument de mérite, d’équité et de justice scolaire », a déclaré Alpha Bacar Barry devant les participants.
Le ministre a également invité l’ensemble des acteurs éducatifs à faire preuve d’intégrité et d’engagement collectif afin d’améliorer durablement le fonctionnement des examens nationaux.
Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement des orientations données récemment par le Président de la République, Mamadi Doumbouya, lors du Conseil des ministres. Le Chef de l’État avait insisté sur l’urgence de transformer qualitativement le système éducatif guinéen.
Parmi les principales pistes envisagées figure notamment l’étude de faisabilité d’une session de rattrapage au baccalauréat pour offrir une seconde chance aux candidats, dans le respect des principes d’excellence et d’équité. Les autorités souhaitent également accélérer les délais de correction et de proclamation des résultats afin de rendre le processus plus efficace pour les élèves et leurs familles.
Le Directeur général des Examens, Contrôle scolaire, Concours et Passerelles a, de son côté, rappelé l’objectif principal de cette concertation.
« L’objectif est clair : garantir des examens crédibles, équitables et transparents à la hauteur des attentes des autorités et des familles », a-t-il affirmé.
Au-delà des aspects organisationnels, les échanges portent aussi sur l’évolution des méthodes d’évaluation et sur l’introduction de mécanismes modernes de sécurisation des examens. Une réforme qui pourrait marquer un tournant important dans la gestion du système éducatif guinéen.
AAS




