Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique (PCEC) a publié sa déclaration n°0034 pour condamner avec vigueur le kidnapping de deux élèves mineurs, Mohamed Damaro Camara fils du blogueur Ansou Damaro et son ami Ela Cissé.
Dans ce texte au ton particulièrement ferme, l’organisation citoyenne alerte sur une recrudescence inquiétante des enlèvements en Guinée et appelle à une mobilisation nationale et internationale.
Selon le PCEC, cet enlèvement s’inscrit dans une « longue liste » de cas similaires restés sans réponses claires, visant des citoyens engagés ou leurs proches. L’organisation établit un lien direct entre cet acte et l’engagement du père de l’une des victimes, qu’elle présente comme une voix critique œuvrant pour la justice, la liberté et l’État de droit.
Dans sa déclaration, le PCEC accuse explicitement les autorités de la transition, notamment le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), d’être à l’origine de ces pratiques qu’il qualifie de « méthodes d’intimidation violentes ». L’organisation va plus loin en dénonçant une « dérive autoritaire dangereuse », estimant que ces actes constituent de graves violations des droits fondamentaux, en particulier ceux des enfants, de la sécurité familiale et des libertés civiles.
« S’attaquer à des enfants innocents pour faire pression sur un opposant, c’est franchir le seuil de l’inhumanité », souligne le document, qui évoque également une banalisation de la peur comme mode de gouvernance.
Face à cette situation, le PCEC formule plusieurs exigences claires : la libération immédiate, inconditionnelle et sécurisée des deux mineurs, ainsi que celle de toutes les personnes qu’il considère comme détenues pour leurs opinions ou engagements citoyens. L’organisation tient par ailleurs les autorités de la transition, et en particulier le président de la transition, pour responsables de cette « escalade de violence politique ».
Dans un appel solennel, le PCEC invite les organisations de défense des droits humains, les acteurs de la société civile et l’ensemble des citoyens guinéens à se mobiliser contre ces pratiques, à dénoncer « la banalisation du mal » et à refuser toute forme de résignation face à la peur.
En conclusion, l’organisation exprime sa solidarité envers les familles des deux mineurs, notamment celle d’Ansou Damaro et celle d’Ela Cissé, confrontées à une épreuve qu’elle qualifie d’« inacceptable ».
Cette nouvelle déclaration relance le débat sur la sécurité des citoyens, la protection des enfants et le respect des libertés fondamentales dans un contexte politique guinéen de plus en plus tendu.
AAS




