La Coordination nationale de TLP-Guinée monte au créneau après l’enlèvement de Mohamed Camara, un adolescent de 15 ans, dans la nuit du 28 avril 2026 à Kissosso, dans la commune de Matoto à Conakry. Dans une déclaration rendue publique, l’organisation condamne avec la plus grande fermeté ce qu’elle qualifie d’« enlèvement arbitraire » et dénonce une grave atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant.
Selon TLP-Guinée, cet acte constitue une violation flagrante des engagements juridiques de la Guinée, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, ainsi que les dispositions de la Constitution nationale. L’organisation estime particulièrement préoccupant le fait que la victime soit ciblée en raison des positions politiques de son père, connu pour ses critiques à l’égard des autorités issues du coup d’État du 5 septembre 2021.
Pour la Coordination, les circonstances de cet enlèvement laissent entrevoir une volonté manifeste d’intimidation et de représailles politiques. Elle évoque une « escalade inquiétante » marquée, depuis plusieurs années, par des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et des pressions exercées sur les proches d’opposants. « S’en prendre à un mineur pour atteindre un parent engagé politiquement est non seulement illégal, mais moralement indéfendable », déplore le communiqué.
Face à cette situation, TLP-Guinée exige la libération immédiate et sans condition de Mohamed Camara, ainsi que des garanties quant à sa sécurité physique et psychologique. L’organisation appelle également les institutions régionales et internationales, notamment la CEDEAO, l’Union africaine, l’UNICEF et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, à se saisir du dossier et à demander des comptes aux autorités guinéennes.
Alors que l’émotion grandit autour de cette affaire, TLP-Guinée prévient qu’elle tiendra les autorités militaires pour responsables de tout préjudice subi par l’adolescent. Elle exhorte enfin la communauté internationale à ne pas rester silencieuse face à ce qu’elle considère comme une instrumentalisation inacceptable d’un mineur à des fins politiques.
AAS




