L’atelier fondateur de l’académie virtuelle du CAMES a ouvert ce lundi 20 avril 2026 dans la capitale guinéenne. Une initiative ambitieuse visant à transformer en profondeur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique en Afrique.

Pendant trois jours, des experts venus de 19 pays membres planchent sur les bases juridiques, techniques et stratégiques de cette future académie numérique, appelée à devenir un outil central de coopération universitaire sur le continent.

Dans son intervention du Secrétaire général du ministère guinéen de l’Enseignement supérieur, le Dr Facinet Conté, également président du comité d’organisation local a souligné « Nous sommes réunis aujourd’hui pour une étape clé de renforcement de l’intégration régionale par le savoir. »

Il a salué l’engagement des équipes mobilisées pour l’organisation de l’événement, rappelant que cet atelier s’inscrit dans la mise en œuvre d’une résolution adoptée lors du dernier Conseil des ministres du CAMES à Conakry.

Prenant la parole à son tour, le secrétaire général du CAMES, le professeur Souleymane Konaté, a replacé cette initiative dans un contexte plus large marqué par de nombreux défis : « Nos universités font face à une massification croissante, à un manque de ressources humaines qualifiées et à des inégalités persistantes d’accès à l’éducation. »

Il a insisté sur les mutations profondes liées à la révolution numérique, qui bouleversent les modèles pédagogiques traditionnels. Dans ce contexte, l’Académie virtuelle apparaît comme une réponse stratégique : « Le projet vise à briser les murs du cloisonnement de la science et à bâtir un espace commun de connaissances africaines. »

L’Académie virtuelle du CAMES ambitionne de devenir, à terme, un véritable centre de scientifiques et pédagogiques. Elle proposera notamment : des formations en ligne et des programmes de renforcement de capacités ; des outils de développement du numérique éducatif ;des services d’expertise pour les institutions ;des bases de données et statistiques sur l’enseignement supérieur ;un accompagnement dans l’intégration de l’intelligence artificielle.

La ministre guinéenne de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dre Diaka Sidibé, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de cette transformation numérique : « La tenue de cet atelier à Conakry traduit une volonté politique claire de renforcer la coopération africaine dans le domaine de l’enseignement supérieur et de l’innovation. »

Au cœur des travaux : l’élaboration des textes fondateurs de l’Académie virtuelle. Ces documents devront définir son organisation, son fonctionnement et ses mécanismes de financement, avant leur validation par le Conseil des ministres du CAMES.

Le professeur Konaté a appelé les participants à une contribution active : « C’est de la qualité de vos propositions que dépendra la solidité des fondations de cette Académie. »

AAS