Un atelier régional de renforcement des capacités des officiers d’état civil a été lancé ce mercredi 15 avril 2026 au Gouvernorat de Boké. Cette initiative vise à mieux outiller ces acteurs de terrain sur les textes encadrant l’identification des citoyens en République de Guinée.

Organisée par l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), sous l’égide du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de vulgarisation des lois relatives à l’état civil, notamment dans la commune urbaine de Boké.

Prenant la parole au nom des populations de Kakandé, le Secrétaire général de la commune urbaine de Boké, Mamadouba Yakha Camara, a insisté sur l’importance de l’état civil dans la construction citoyenne :
« L’état civil est un pilier fondamental pour toute personne qui se veut digne et émancipée », a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs salué les efforts consentis par les autorités, estimant que le gouvernement déploie des moyens importants pour améliorer les conditions de vie des citoyens et renforcer le respect des principes fondamentaux de la vie en société. Selon lui, le renforcement des actions d’information, de sensibilisation et d’éducation constitue un levier essentiel pour la réussite de cette initiative.

Pendant quatre jours, les participants vont approfondir leurs connaissances sur les lois L/019 relative à l’identification des personnes physiques et L/020 portant organisation de l’état civil en Guinée.

Dans son intervention, le gouverneur de la région de Boké, El Hadj Aboubacar Diakité, a replacé cette initiative dans la vision globale des autorités de transition :
« Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de refondation et de modernisation du système d’état civil en Guinée. L’objectif global est de garantir un système fiable, sécurisé et pérenne, conformément à la vision du Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, qui milite avec succès pour attribuer à chaque citoyen une identité juridique et numérique », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que la vulgarisation des textes de lois constitue une étape déterminante dans le processus de refondation de l’État.

De son côté, le Directeur général de l’ONECI, Kémoko Dioubaté, s’est félicité de la mobilisation enregistrée dès l’entame des travaux. Il a invité les participants à faire preuve d’engagement et d’assiduité tout au long de la formation, rappelant que :
« sans compréhension, la loi reste caduque et inapplicable ».

Des experts et facilitateurs animeront plusieurs modules portant notamment sur le comportement de l’officier d’état civil face aux usagers ainsi que sur l’application effective des textes juridiques.

Pour le DG de l’ONECI, l’enjeu est clair :
« Il est essentiel que les participants s’approprient pleinement le contenu de ces lois afin d’apporter des changements concrets dans leurs localités respectives ».

À travers cet atelier, les autorités entendent renforcer les bases d’un système d’état civil moderne, fiable et accessible à tous, condition indispensable pour une gouvernance efficace et inclusive.

AAS