À une trentaine de kilomètres de la ville de Kindia, l’accès à l’eau potable est devenu un véritable casse-tête pour les populations de Gomba Dar-es-Salam. Dans cette localité rurale, plus de 3 000 habitants dépendent d’un unique puits pour satisfaire leurs besoins quotidiens, faute de forage.
Une situation déjà préoccupante, mais qui prend une tournure critique en saison sèche. Les sources naturelles, notamment les rivières, s’assèchent progressivement, aggravant les difficultés d’approvisionnement. Dès les premières heures de la journée, de longues files d’attente se forment autour du seul point d’eau du village. Les habitants y passent parfois plusieurs heures pour obtenir quelques litres d’eau.
Sur place, les populations ne cachent plus leur exaspération face à cette pénurie persistante. Sous les manguiers, plusieurs femmes rencontrées en début de semaine décrivent un quotidien de plus en plus éprouvant.
Mabinty Soumah, présidente des femmes de la localité, tire la sonnette d’alarme :
« La situation est très difficile pour nous. L’eau est devenue notre principale préoccupation. Avec un seul puits pour toute la population, l’accès est extrêmement compliqué, surtout en cette période de sécheresse. Nous sommes obligées de nous lever très tôt pour espérer avoir de l’eau. Nous lançons un appel aux autorités pour la réalisation de forages dans notre district. »

Même inquiétude du côté des autorités locales. Naby Fofana, vice-maire du district, parle d’une urgence absolue nécessitant une intervention rapide.
« Notre localité compte plus de 3 000 habitants, mais ne dispose d’aucun forage. Les rivières sont aujourd’hui à sec, et la population souffre énormément pour accéder à l’eau au niveau du seul puits disponible. Or, l’eau est une nécessité vitale. Nous sollicitons l’appui des autorités et des partenaires afin de doter notre district d’infrastructures hydrauliques adéquates, pour préserver la santé des populations. »

Face à cette situation alarmante, les habitants de Gomba Waliah lancent un appel pressant aux autorités et aux partenaires au développement. L’accès à l’eau potable demeure un enjeu vital pour améliorer leurs conditions de vie et prévenir les maladies liées à l’insalubrité.
Moussa Kollet




