À Fassia, dans la commune de Sanoyah, le marché est aujourd’hui au bord de la saturation. Depuis plusieurs jours, une affluence exceptionnelle de femmes commerçantes, venues de différents points de la capitale, transforme ce site en principal pôle d’activités commerciales. Mais derrière cette dynamique, les difficultés s’accumulent.

Le manque de places se pose avec acuité. Entre vendeuses installées, ambulantes et actrices de la débarcation, nombreuses sont celles qui peinent à trouver un espace pour exposer leurs marchandises. Résultat : des installations précaires, une organisation difficile et des tensions croissantes dans certaines zones du marché.

Pourtant, des espaces restent disponibles, mais faute d’aménagement, ils demeurent inexploités, aggravant davantage la situation sur le terrain.

Par la voix de leur présidente, M’balou Kouyaté, les commerçantes tirent la sonnette d’alarme et appellent à une intervention rapide des autorités.

« Aujourd’hui, il y a plus de femmes sans place que celles qui en ont. Certains espaces pourraient être aménagés, mais cela n’est pas encore fait. Nous avons besoin de l’appui de l’État pour améliorer nos conditions de travail », a-t-elle déclaré.

Malgré ces difficultés, les femmes saluent les efforts déjà engagés. Le transfert vers Fassia s’inscrit dans une volonté de désengorger les axes routiers et de mieux organiser les activités commerciales, une initiative globalement appréciée.

« Nous remercions les autorités pour ce qui a été fait, mais il reste encore beaucoup à accomplir pour que toutes les femmes puissent travailler dignement », a ajouté la présidente.

Les remerciements ont été adressés notamment au président de la République, Mamadi Doumbouya, ainsi qu’à la gouverneure de Conakry, M’mahawa Sylla, pour leur implication.

Face à l’urgence, les commerçantes multiplient les appels en direction des autorités nationales et locales, plaidant pour l’aménagement rapide des espaces disponibles.

« Il y a suffisamment de place à Fassia si le marché est bien organisé. Nous demandons aux autorités de poursuivre les travaux afin que toutes les femmes puissent exercer leurs activités », insiste M’balou Kouyaté.

Au-delà des revendications, cette situation met en lumière une réalité sociale forte : celle de femmes déterminées à subvenir à leurs besoins, mais confrontées à des contraintes structurelles persistantes. Une réponse rapide et adaptée pourrait non seulement améliorer leurs conditions de travail, mais aussi renforcer durablement l’organisation du commerce local.

Kalibonty  pour eclatinfogn.com