Une importante délégation ministérielle séjourne depuis le dimanche 29 mars 2026 dans la préfecture de Kissidougou, avec pour objectif principal de relayer le message du Président de la République et contribuer à la préservation de la cohésion sociale.

Composée notamment des ministres des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, des Affaires religieuses, du Secrétariat général du gouvernement, ainsi que de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, la mission a poursuivi ses activités ce lundi 30 mars 2026.
Accompagnés du chef du protocole adjoint de la Présidence, du directeur national de l’Administration du territoire et du gouverneur de la région de Faranah, les émissaires ont rencontré les différentes couches sociales de Kissidougou. La salle des fêtes Paul Keïta a servi de cadre à cette rencontre, marquée par une forte mobilisation des forces vives de la localité.
Prenant la parole, le chef de mission, le ministre Morissanda Kouyaté, a d’abord exprimé la reconnaissance du Chef de l’État envers les populations de Kissidougou pour leur engagement lors de son accession à la magistrature suprême. Il a ensuite précisé les raisons de leur déplacement, centrées notamment sur la crise liée au patriarcat qui secoue la localité.
« Le Président de la République m’a chargé de vous remercier pour votre forte implication. Il n’était pas informé de l’existence de ce conflit autour du patriarcat. C’est une fois saisi qu’il nous a dépêchés ici pour vous demander de surseoir à cette affaire, faute de consensus entre les parties », a déclaré le ministre.
Poursuivant, il a évoqué les tentatives de médiation déjà entreprises, notamment celle du ministre Tamba Benoît Kamano, qui aurait même imploré les protagonistes en se couchant au sol, sans succès. Le chef de mission a rappelé que Kissidougou est une ville de paix, appelant les populations à accompagner le Président dans le maintien de la cohésion sociale.
Du côté des autorités religieuses, le deuxième imam de Kissidougou a sollicité un délai auprès de la délégation afin de permettre aux acteurs locaux de trouver une issue consensuelle à cette crise persistante.
Depuis plus d’un an, la préfecture peine en effet à désigner un successeur au patriarche feu Mamady Mansaré, une situation qui continue d’alimenter les tensions au sein de la communauté.
Depuis Kissidougou l’heritier de Faramaya




