À l’approche des élections communales et législatives prévues le 24 mai 2026 en Guinée, la Direction générale des élections (DGE) renforce les capacités des acteurs appelés à intervenir dans l’organisation du scrutin.
Du 9 au 11 mars, l’institution a organisé une session nationale de formation des formateurs, destinée à préparer le déploiement d’équipes techniques dans l’ensemble des préfectures du pays.
Des formateurs appelés à être déployés dans les préfectures
Une centaine de participants a pris part à cette session, dont 35 formateurs, 35 formateurs informaticiens et 33 formateurs journalistes. L’objectif est de constituer un réseau de formateurs nationaux qui seront chargés de relayer les enseignements auprès des acteurs locaux.
la Directrice générale des élections, ces formateurs seront déployés dans chaque préfecture afin d’accompagner l’organe électoral et de renforcer les compétences des acteurs impliqués dans le processus.
« Il s’agit de la formation des formateurs nationaux qui seront déployés dans chaque préfecture, qui sont composés quand même de quatre formateurs cette fois-ci : un formateur sur les questions juridiques, donc sur le cadre juridique, un formateur sur la gestion électorale et la partie informatique de la gestion des candidatures, et également, un journaliste qui va aussi aller pour le renforcement des capacités des animateurs des stations de rendez-vous, ainsi que des correspondants et des représentants des médias dans les préfectures », a martelé Djenabou Touré.
Un accent sur le cadre juridique et la gestion des candidatures
Durant les trois jours de travaux, plusieurs modules ont été abordés afin de couvrir les principaux aspects de l’organisation des élections locales et législatives.
Les participants ont notamment été formés sur : les connaissances générales sur les élections, les modalités d’organisation des scrutins législatifs et communaux, la gestion logistique électorale, la gestion des candidatures aux législatives et aux communales, la réception et le traitement des dossiers de candidatures, la gestion du contentieux électoral.
Ces sessions ont également intégré une dimension médiatique, avec des modules consacrés au code de bonne conduite des journalistes en période électorale, aux techniques journalistiques et à la lutte contre la désinformation.
Prévenir la désinformation
Pour la DGE, l’implication des journalistes dans cette formation répond à un enjeu central : prévenir la circulation d’informations erronées pendant le processus électoral. « Parce que ce sont des élections de proximité. Pour nous, il faut commencer par expliquer vraiment le cadre juridique, donc comment les élections vont se tenir, qu’est-ce que la loi dit, et également aider, comme nous l’avons toujours fait avec les médias depuis qu’on a commencé, à aussi soutenir ces animateurs pour comprendre les limites, qu’est-ce qu’il faut faire, et pour éviter que nous soyons dans la désinformation. »

L’institution rappelle que les fausses informations peuvent avoir des conséquences graves. « La désinformation lors des élections locales passées a causé plus d’une dizaine de morts, parce que les gens avaient juste passé de la mauvaise information. Vous vous souvenez du cas de Kanlinko dans Dinguiraye, où toute une famille a été décimée. »
Renforcer les capacités des acteurs locaux
Au-delà de la préparation technique du scrutin, la DGE entend surtout améliorer la compréhension des règles électorales par les différents acteurs, notamment dans les préfectures. « Donc nous voulons prévenir, et pour prévenir, il faut quand même renforcer la capacité de ces acteurs, qui, par fois, ne le font pas contre nous en tant qu’organisation de gestion des élections, mais le font par méconnaissance des textes. Et c’est à cela que nous voulons pallier, et aussi former nos commissions de gestion des candidatures. »
Après cette session nationale, les formateurs seront dans la foulée déployés dans les différentes préfectures du pays afin de poursuivre les formations auprès des commissions locales, des techniciens électoraux et des professionnels des médias.
Cette étape constitue l’un des dispositifs mis en place par la Direction générale des élections pour préparer les scrutins du 24 mai 2026, présentés comme une échéance importante dans la consolidation du processus électoral en Guinée.
AOD




