Conakry a vécu, ce mardi, un moment fort pour l’avenir de son système universitaire. À l’enceinte de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, les autorités ont officiellement accueilli la deuxième cohorte de 300 enseignants-chercheurs et chercheurs recrutés pour insuffler une nouvelle dynamique à l’enseignement supérieur guinéen.

La cérémonie, présidée sous la haute autorité du Premier ministre Amadou Oury Bah, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministre de la Modernisation de l’Administration, ainsi que de nombreux responsables académiques.

Moment d’émotion et de reconnaissance, l’intervention du Dr Ange Michel, porte-parole des recrues étrangères, a marqué l’assistance. Il a exprimé la gratitude de ses pairs envers les autorités guinéennes pour la confiance placée en eux. Saluant l’accueil et l’organisation, il a assuré de leur engagement total à remplir la mission confiée : former une élite scientifique compétente et contribuer durablement au développement du pays, qu’ils considèrent désormais comme leur « seconde patrie ».

Au nom des recrues guinéennes, le Dr Diogo a, pour sa part, mis en lumière la portée stratégique de ce recrutement. Selon lui, il s’agit bien plus qu’un simple renforcement d’effectifs : c’est un choix de société. Il a insisté sur la souveraineté par le savoir et sur la dimension panafricaine de cette cohorte, composée d’universitaires venus de divers horizons, unis par la volonté de bâtir une université enracinée localement mais résolument ouverte sur le monde.

Prenant la parole, la ministre de l’Enseignement supérieur a qualifié l’intégration de ces 300 docteurs d’« acte politique majeur » en faveur du capital humain. Elle a détaillé les mécanismes d’accompagnement prévus : affectation progressive dans les institutions universitaires, création de binômes pédagogiques, rattachement aux écoles doctorales, évaluations semestrielles et bilans annuels de performance.

Trois axes prioritaires ont été clairement définis : améliorer l’encadrement des étudiants en master et doctorat, accroître la production scientifique en cohérence avec les priorités nationales, et développer une véritable culture de projets et de partenariats académiques internationaux.

Clôturant la cérémonie, le Premier ministre a rappelé que l’ambition économique de la Guinée repose avant tout sur la formation de ses élites. Il a plaidé pour une coopération universitaire africaine renforcée, convaincu que l’investissement dans le savoir constitue le socle d’une croissance durable et d’une souveraineté réelle.

La signature des cahiers de charges par les nouveaux enseignants-chercheurs est venue sceller leur engagement, ouvrant ainsi une nouvelle page du vaste chantier de refondation de l’université guinéenne.

 

Fof pour eclatinfogn.com