À Conakry, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a échangé ce 26 février avec l’ambassadeur de la Chine en Guinée, SEM Sun Yong. Au centre des discussions : l’état d’exécution des engagements bilatéraux et l’accélération de plusieurs projets à fort impact économique et social.

La rencontre a permis de passer en revue l’avancement des chantiers en cours, notamment la livraison d’équipements agricoles et de bus de transport urbain, ainsi que la relance du Palais de la Culture. Les deux parties ont également abordé le suivi de la convention de financement signée en début d’année pour des projets sociaux, avec un accent mis sur le respect des calendriers et l’optimisation de l’exécution.
Parmi les dossiers structurants évoqués figure la reprise du projet du barrage de Fomi, avec une approche présentée comme mieux maîtrisée sur les plans technique et financier. Ce projet énergétique, attendu de longue date, s’inscrit dans la stratégie nationale de renforcement des capacités de production et de sécurisation de l’approvisionnement électrique.
Les échanges ont aussi porté sur l’Institut de coopération triangulaire Sud-Sud, instrument appelé à consolider les partenariats entre pays en développement, ainsi que sur la présentation d’une variété de riz hybride cultivée à Koba, dans la préfecture de Boffa. Ce volet agricole illustre la volonté affichée de promouvoir le transfert de technologie et de soutenir la productivité locale.

Dans cette perspective, les autorités guinéennes ont encouragé un renforcement des investissements agricoles chinois en Guinée, en privilégiant les mécanismes favorisant la montée en compétences, l’innovation et la création de valeur ajoutée sur le territoire national.
Cette séquence diplomatique s’inscrit dans un partenariat qualifié de stratégique par les deux capitales, marqué par une diversification des secteurs d’intervention : infrastructures, énergie, agriculture, transport et projets sociaux.

À l’heure où Conakry cherche à consolider ses fondamentaux macroéconomiques et à accélérer la transformation structurelle de son économie, la coopération avec Pékin demeure un levier central de financement et de mise en œuvre des projets de développement.
AOD




