Après six mois de cours suivis au lycée, Kadia Condé, croyant avoir échoué au baccalauréat, s’est rendue à la Direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Kankan pour s’inscrire de nouveau à l’examen. À sa grande surprise, les services des examens lui ont annoncé qu’elle était pourtant admise au baccalauréat, session 2025, rapporte notre correspondant régional basé dans la préfecture.

C’est le sourire aux lèvres que la jeune candidate a accueilli la nouvelle de son admission, après avoir passé plusieurs mois à reprendre les cours. La révélation a été faite à l’issue d’une vérification de son dossier au service des examens de la DPE de Kankan, où elle s’était présentée après plusieurs rejets de sa candidature sur la plateforme d’inscription.

« J’étais partie pour l’inscription. L’année passée, j’avais appelé mes amis parce que là où j’étais, il n’y avait pas de réseau. Ils m’ont dit que je n’avais pas eu le bac. Pour moi, c’était clair que je n’avais pas réussi. Je suis donc venue m’inscrire. On m’a demandé de revenir à la DPE. Une fois ici, ils ont regardé et m’ont dit : “Kadia, tu as eu le bac, tu ne peux pas t’inscrire.” J’ai insisté en disant que je n’avais pas eu. Après vérification, ils m’ont confirmé que j’étais admise. C’est comme ça que ça s’est passé aujourd’hui », a-t-elle expliqué.

Si Kadia Condé se dit profondément émue par cette heureuse nouvelle, elle exprime néanmoins une inquiétude majeure : celle de reprendre les cours universitaires après six mois de retard. Elle invite ses amis à être rigoureux dans la vérification de leur résultats pour éviter de telle situation.

« Je suis très émue d’apprendre que j’ai eu le bac, mais ma seule inquiétude, c’est comment commencer les cours à l’université après six mois de retard. Je demande à l’État de m’aider afin que je puisse intégrer et rattraper le retard accumulé », a-t-elle lancé.

Le cas de Kadia Condé vient s’ajouter à plusieurs autres situations similaires enregistrées cette année. Une réalité qui met en lumière les conséquences négatives de la proclamation des résultats via les réseaux mobiles, mais aussi la négligence de certains candidats dans la vérification officielle de leurs résultats.

Rédaction