L’ancien ministre et proche collaborateur du pouvoir, Tibou Kamara, fait une entrée fracassante dans le débat politique et historique avec la publication de son nouvel ouvrage intitulé « Le coup d’État contre Alpha Condé », paru aux éditions YIGUI. Un livre annoncé comme le Tome I d’une série qui s’annonce déjà polémique.

Dans cet ouvrage, Tibou Kamara lève le voile sur ce qu’il qualifie d’imposture généralisée et de double jeu au sein de la classe politique et des élites guinéennes sous le régime d’Alpha Condé. Selon l’auteur, nombreux sont ceux qui, en public, se posaient en farouches opposants au système Condé, tout en fréquentant discrètement les cercles du pouvoir et en partageant, « le soir », la table du président.
Plongée dans les coulisses du pouvoir
Se présentant comme un témoin privilégié des arcanes de l’État, l’ancien ministre affirme livrer des révélations inédites sur le fonctionnement interne du régime déchu. Le livre décrit un univers où se croisent :
des responsables politiques prompts à retourner leur veste,
des hommes d’affaires à double casquette, tiraillés entre intérêts privés et proximité avec le pouvoir,
et même des journalistes accusés de compromissions, capables, selon l’auteur, d’empocher des milliers d’euros sans état d’âme en échange de silences ou de récits complaisants.
Autant de témoignages qui dressent le portrait d’un système politique gangrené par l’opportunisme, la duplicité et les arrangements en coulisses.
À travers « Le coup d’État contre Alpha Condé », Tibou Kamara propose sa lecture des événements ayant conduit à la chute de l’ancien président. L’ouvrage ne se limite pas à relater les faits : il cherche à en expliquer les causes profondes, en mettant en lumière les responsabilités internes, les alliances ambiguës et les trahisons silencieuses qui, selon lui, ont fragilisé le pouvoir.
Présenté comme un livre-choc, ce premier tome promet de nourrir les débats, de provoquer des réactions et, sans doute, de susciter de vives controverses dans le paysage politique guinéen.
À peine annoncé, l’ouvrage suscite une forte curiosité, tant chez les acteurs politiques que dans l’opinion publique. Entre révélations, règlements de comptes et devoir de mémoire, Tibou Kamara s’impose avec ce livre comme un acteur central du récit post-régime Condé.
Reste désormais à voir quelles seront les réactions des personnes mises en cause et si les prochains tomes viendront approfondir davantage les zones d’ombre du pouvoir guinéen.
AAS




