La Guinée franchit une étape majeure dans le développement de la formation scientifique avec l’ouverture officielle de l’École Mathématiques Africaines (EMA), ce mardi 7 avril 2026 à Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, sous la présidence de Diaka Sidibé, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Organisée pour la première fois en Guinée par l’Institut Ouest Africain de Mathématiques (IOAM/UGANC), cette initiative marque un tournant décisif dans la promotion de la recherche scientifique de haut niveau sur le continent.

Placée sous le thème « Les Mathématiques des Sciences de Données », l’EMA 2026 se tient du 7 au 18 avril et réunit, sur le campus de l’UGANC, enseignants-chercheurs, experts internationaux, doctorants et étudiants venus de toute la sous-région. L’objectif est clair : promouvoir la recherche mathématique avancée, renforcer les capacités des jeunes chercheurs africains et bâtir des collaborations durables entre institutions nationales et internationales.

Dans son allocution d’ouverture, la ministre Diaka Sidibé a souligné le rôle central des mathématiques dans le développement des sociétés modernes :
« Les mathématiques constituent le socle fondamental de toutes les sciences. Un levier essentiel à l’innovation, au développement technologique et à la prise de décision éclairée. L’École Africaine de Mathématiques s’inscrit dans cette vision ambitieuse », a-t-elle déclaré.

De son côté, le Directeur de l’Institut Ouest Africain de Mathématiques, Dr Sita, a rappelé l’importance stratégique de ce programme pour le continent.
« Les écoles mathématiques africaines représentent depuis des années l’un des dispositifs les plus importants de formation avancée en mathématiques en Afrique. Ces écoles ont pour objectif de consolider les compétences des étudiants de master, des doctorants et des jeunes chercheurs », a-t-il indiqué.

Portée par l’IOAM/UGANC, l’EMA ambitionne de former une nouvelle génération de talents africains d’excellence, capables de répondre aux défis contemporains liés notamment au numérique, à l’intelligence artificielle et au développement durable.

À travers cette initiative, l’État guinéen confirme sa volonté de faire de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de véritables leviers de développement inclusif et durable, en misant sur le renforcement du capital humain national et africain.

Sory Binta BAH