La Guinée engage une transformation en profondeur de son système éducatif avec la mise en place de nouveaux programmes scolaires pour le cycle primaire, officiellement remis sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah.

Portée par le ministère de l’Éducation nationale avec l’appui de l’Agence française de développement, cette réforme marque une rupture avec des contenus jugés jusque-là en décalage avec les réalités actuelles. Elle vise à adapter l’école guinéenne aux exigences du monde contemporain.
Au cœur de cette refonte, plus d’un million de manuels scolaires ont été produits, financés par le budget national de développement et conçus par l’Institut national de recherche et d’action pédagogique (INRAP) en collaboration avec les enseignants. L’objectif : améliorer concrètement la qualité des apprentissages.
Pour le ministre Alpha Bacar Barry, cette réforme va bien au-delà d’un simple ajustement technique. Elle traduit une volonté de repositionner l’école comme un levier central du développement, tout en renforçant la place et le rôle des enseignants à travers des mécanismes de recrutement, de formation et de sécurisation de leurs parcours.
La dynamique enclenchée ne se limite pas au primaire. Elle ouvre la voie à une modernisation globale du système éducatif, avec l’introduction progressive de compétences liées à l’entrepreneuriat, au numérique et à l’innovation.
À travers cette réforme, les autorités affichent une ambition claire : former une génération mieux préparée aux défis économiques, technologiques et sociaux, en faisant du capital humain le socle du développement de la Guinée.
Sory Binta BAH




