Ce vendredi matin, l’émotion était palpable à l’hôpital Ignace Deen où s’est tenue la levée de corps d’Aboubacar Sidiki Diakité. Parents, amis, anciens collaborateurs et avocats se sont fortement mobilisés pour accompagner une dernière fois celui qui a marqué, à sa manière, l’histoire récente de la Guinée.

Dans l’enceinte de l’établissement hospitalier, les visages fermés et les regards perdus traduisaient une douleur profonde. Entre sanglots et silences lourds de sens, certains évoquaient un homme de foi, tandis que d’autres insistaient sur son intégrité et sa franchise. Les témoignages se sont succédé, mêlant souvenirs personnels et hommages appuyés.
Prenant la parole au nom du collectif de défense, son avocat, Paul Yomba Kourouma, visiblement affecté, a livré un témoignage poignant. Revenant sur plus de dix années de collaboration, il a décrit une relation qui dépassait le simple cadre professionnel.
« Nous n’avons plus le sommeil depuis son départ », a-t-il confié avec émotion, avant d’ajouter que son confrère Me Lancinet et lui garderaient à jamais en mémoire les moments partagés avec leur client. Ils ont également formulé des prières pour le repos de son âme.
Au fil de la cérémonie, l’affluence n’a cessé de croître, témoignant de l’ampleur de l’émotion suscitée par cette disparition. L’atmosphère, empreinte de recueillement, traduisait la place particulière qu’occupait le défunt dans le cœur de nombreux Guinéens.
Figure controversée mais incontournable, Aboubacar Sidiki Diakité reste étroitement associé aux événements tragiques du Massacre du 28 septembre 2009, ce qui confère à ses obsèques une dimension nationale et une attention toute particulière.
AAS




