Conakry a été, ce lundi 23 mars 2026, le théâtre d’une rencontre économique de haut niveau marquant une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération bilatérale entre la Guinée et le Royaume-Uni. Cette mission économique britannique, organisée par UK Export Finance (UKEF) en partenariat avec DMA Invest et les représentations diplomatiques des deux pays, s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement guinéen.

Portée par le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID), cette initiative s’inscrit dans une dynamique de transformation économique ambitieuse, avec pour objectif d’attirer des investissements structurants et durables dans des secteurs clés tels que les infrastructures routières, l’énergie, l’éducation et les projets industriels.
Prenant la parole, l’ambassadeur de Guinée au Royaume-Uni, Aly Diallo, a mis en avant le potentiel stratégique du pays, qualifiant la Guinée de « terre d’opportunités » et appelant les investisseurs britanniques à s’engager dans des projets à forte valeur ajoutée. Il a notamment insisté sur l’importance du développement des infrastructures minières, logistiques et énergétiques, ainsi que sur la transformation locale des ressources naturelles.
Aly Diallo a livré un discours offensif à l’endroit des investisseurs britanniques.« La Guinée n’est pas seulement un pays de ressources. Elle est une terre d’opportunités », a-t-il affirmé, mettant en avant le potentiel encore largement inexploité du pays.
Il a appelé à des partenariats structurants dans les domaines des infrastructures minières, de la logistique, de l’énergie et de la transformation locale. Dans un message fort, il a lancé : « Nous ne vous invitons pas seulement à investir en Guinée. Nous vous invitons à prendre part à la construction de l’un des plus grands pôles miniers du XXIe siècle. Le moment d’agir, c’est maintenant. »
De son côté, la ministre du Commerce, de l’Industrie et des PME, Fatima Camara, a souligné une rupture majeure dans l’orientation économique du pays. « Nous ne sommes plus dans le temps des intentions, mais dans celui des résultats », a-t-elle affirmé, mettant en avant la volonté des autorités de bâtir une économie industrialisée, souveraine et créatrice d’emplois. Elle a également insisté sur l’exigence d’un partenariat basé sur le transfert de technologies, le contenu local et l’impact concret sur les populations.

Dans la même dynamique, le ministre du Plan, Ismaël Nabé, a salué une « convergence de vision » entre la Guinée et ses partenaires britanniques. Il a rappelé que cette mission s’inscrit dans le cadre du programme Simandou 2040, véritable pilier de la stratégie nationale de développement, visant à transformer structurellement l’économie guinéenne. Un portefeuille de plus de 1,8 milliard de livres sterling est ainsi mobilisé pour financer des projets structurants, allant de la cité administrative de Koloma aux infrastructures énergétiques, hydrauliques et éducatives.
Au-delà des annonces, cette mission économique marque un tournant dans la nature des relations entre les deux pays, désormais orientées vers des investissements mutuellement bénéfiques, fondés sur la confiance, la performance et la création de valeur partagée.
À travers cette rencontre, la Guinée réaffirme son ambition de devenir un hub économique majeur en Afrique de l’Ouest, en misant sur des partenariats stratégiques et une transformation profonde de son modèle de développement.
La mission se poursuit jusqu’au 24 mars, avec des rencontres bilatérales et des échanges techniques visant à concrétiser les engagements annoncés.
AAS




